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La Gaspésie n’est pas démunie en prévention du suicide

La Gaspésie est bien pourvue en services pour les personnes en détresse, même si elle ne dispose pas de centre de prévention du suicide. C'est ce qu'affirme la coordonnatrice du Réseau des organismes communautaires (ROCGÎM) de la Gaspésie et des Îles, Geneviève Giguère.

Un texte de Brigitte Dubé

Plus tôt cette semaine, le directeur général du Centre de prévention du suicide et d’intervention de crise du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie/les Îles, Louis-Marie Bédard, déplorait l’absence de centre de prévention du suicide dans la région.

La Gaspésie se classe au deuxième rang des régions où le taux de suicide est le plus élevé.

Geneviève Giguère ne croit pas que ce soit le manque de ressources qui explique ce taux de suicide plus élevé en Gaspésie, mais la pauvreté qui crée de la détresse humaine. Elle précise que les problèmes sont particulièrement criants dans les MRC de la Haute-Gaspésie et du Rocher-Percé.

Selon elle, le réseau communautaire est formé pour répondre aux besoins.

Mme Giguère rappelle qu’il y a une dizaine d’années, Québec avait proposé un centre de prévention du suicide en Gaspésie. Le milieu avait alors choisi de s’en remettre aux organismes communautaires, en collaboration avec le réseau de la santé.

La ligne Info Social 811 : une autre porte d’entrée

En plus d’assurer la formation, le réseau sert aussi de porte d’entrée vers les services communautaires, selon directeur du programme santé mentale au CISSS de la Gaspésie, Sylvain Nadeau.

Il indique que les personnes en détresse ont accès aux services par le biais de la ligne téléphonique Info Santé au numéro 811. Celle-ci donne accès au service Info Social. Le service est bilingue.

M. Nadeau mentionne également que les services de jour sont accessibles au CLSC, avec ou sans rendez-vous, ainsi qu'à l’urgence.

Il mentionne également que plusieurs intervenants du réseau ont suivi une formation pour répondre aux besoins.

Des bénévoles participent aussi au programme Sentinelles pour détecter les personnes à risques dans les milieux de travail, particulièrement en agriculture et dans les pêches.

M. Nadeau ne croit pas qu'un centre de prévention du suicide avec hébergement soit la solution en Gaspésie, étant donné les grandes distances à parcourir.

M. Nadeau indique également que le CISSS est en train de revoir son expertise régionale, autant du point de vue de l’intervention que de la prévention.

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