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La Gaspésie pourrait profiter de l'accord économique entre le Canada et l'Europe

Selon le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, les retombées du nouvel Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne seraient très intéressantes, même pour la Gaspésie.

Un texte de Brigitte Dubé, d'après une entrevue réalisée par Maude Rivard à l'émission Au coeur du monde

L’accord entrera en vigueur de façon provisoire le 21 septembre.

Alors qu’il est vu comme une menace par les uns, il est perçu comme une occasion d’affaires à saisir pour les autres. Il s'agit d'un marché de 510 millions de consommateurs.

Très positif, le ministre précise qu'avec l'abolition des barrières tarifaires, les entreprises d’ici pourront compétitionner avec celles d’Europe. « Ça va changer complètement l’industrie et ça va ouvrir de nouveaux marchés, prévoit-il. Ça va permettre la création d’emplois chez nous, de meilleurs prix pour les consommateurs et des opportunités pour nos PME. »

De passage en Gaspésie pour y donner des conférences aux entrepreneurs sur le sujet, le ministre avance que les domaines des pêches et de l’éolien, entre autres, pourront profiter de cet accord.

Possibilités réelles, mais avec beaucoup de travail

Pour sa part, le directeur général du Technocentre éolien, Frédéric Côté, estime qu’il faudra travailler fort pour accéder à ce marché, mais que les possibilités sont réelles.

M. Côté ajoute que dans le contexte où la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) s’annonce difficile, les entreprises vont certainement évaluer leurs chances pour l’Europe.

« Pour les entreprises de services, la concurrence est féroce, mais les produits technologiques de pointe comme on en fabrique chez Omhéga et Suspendem pourraient intéresser l’Europe. LM Windpower et l’entreprise de services Éocycle exportent ou ont déjà exporté en Europe. »

Bon pour les pêches

Quant au directeur général de GIMXPORT, Gino Cyr, il confirme que le domaine des pêches, qui exporte déjà 80 % de ses produits, pourra certainement tirer profit de l’accord en devenant plus compétitif.

Selon lui, certaines entreprises en technologie de l’information auraient déjà des ententes avec des clients européens.

Gino Cyr s’inquiète toutefois pour le marché du fromage. Il cite le marché du fromage Pied-de-vent des Îles de la Madeleine qui pourrait être affecté.

Le ministre Champagne lui, se fait rassurant. « Ce qu’on a ouvert dans le marché du fromage correspond à moins que l’accroissement de la consommation annuelle au Canada », compare-t-il.

Comme Frédéric Côté, Gino Cyr estime qu’avec la renégociation de l’ALENA avec les États-Unis qui s’annonce difficile, l’accord avec l’Europe arrive dans le bon temps.

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