Retour

La longue campagne électorale implique d'importants sacrifices pour les candidats

Pour participer à la campagne électorale fédérale, la plus longue de l'histoire, les candidats doivent mettre leur carrière en veilleuse et renoncer aux revenus qu'elle leur apporte. Certains candidats de la Gaspésie n'hésitent pas à parler de sacrifices.

La préfète de la MRC du Rocher Percé, Diane Lebouthillier, a dû prendre un congé sans solde pour se porter candidate du Parti libéral. « On pige dans l'argent qu'on a ramassé, mentionne-t-elle. J'ai un conjoint aussi qui y croit puis qui m'aide. Ça devient vraiment une implication de toute la famille parce que, effectivement, ça coute des sous. »

La démocratie a un prix, estime Diane LeBouthiller.

Dans Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, le candidat libéral Rémi Massé a quitté temporairement son poste de directeur du Cégep de Matane. Il utilise même la caravane familiale pour faire campagne.

Les députés sortants eux, font les deux. En plus de participer à de nombreuses activités liées à la campagne, ils doivent continuer à traiter les dossiers et reçoivent toujours leur paye. Le salaire de base d'un député fédéral est de 164 000 dollars par année.

Les candidats ont le droit à des dépenses électorales d'environ 200 000 dollars. Celui qui sera élu ou qui obtient au moins 10 % des votes se fera rembourser 60 % de ses dépenses électorales et cela, au frais des contribuables.

D'après un reportage de Pierre Cotton

À lire aussi : Campagne électorale estivale : les candidats peu surpris, mais déterminés

 

Plus d'articles

Commentaires