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La mairesse de Chandler peu ébranlée par sa suspension

La mairesse de Chandler, Louisette Langlois, entend poursuivre son engagement politique malgré une seconde suspension de la Commission municipale.

Selon le jugement, déposé vendredi dernier, Mme Langlois a contrevenu à l'article 5 du Code d'éthique et de déontologie des élus de Chandler lors du vote sur la destitution du directeur de l'urbanisme de la ville, Philippe Berger, en 2012.

La commission considère que la mairesse de Chandler aurait entre autres omis de divulguer ses intérêts personnels dans ce dossier.

Louisette Langlois nie tout conflit personnel avec M. Berger. « Je n'avais pas de vendetta. On a fait ça à partir d'un dossier bien étoffé, d'ailleurs la commission le dit. J'avais dit carrément aux conseillers cette journée-là, si vous votez contre, vous allez expliquer pourquoi à la population et après moi je vais être tranquille. », commente Mme Langlois.

La mairesse indique avoir toujours agi en fonction des intérêts de ces concitoyens : « Moi, ce qui est important c'est que je l'ai fait pour l'ensemble de mes citoyens et pour ma ville. »

Deux suspensions en moins d'un an

En mai dernier, la mairesse avait été suspendue sans salaire pour 30 jours.

Dans cette première affaire, les juges de la Commission municipale reprochaient à la mairesse d'avoir demandé au trésorier d'ajouter 135 000 $ aux prévisions budgétaires 2014 et de ne pas avoir respecté la « ligne hiérarchique au sein de la Ville », pour ce faire. Selon les juges, Louisette Langlois avait aussi contourné cette règle en toute connaissance de cause.

Louisette Langlois rappelle que ces deux plaintes avaient été déposées en même temps. « Je n'étais pas vraiment surprise de la décision », admet la mairesse en commentant le dernier jugement.

La prochaine suspension de Louisette Langlois sera effective à partir du 3 octobre.

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