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La mairesse de Sainte-Anne-des-Monts emportée par un cancer

La mairesse de Sainte-Anne-des-Monts Micheline Pelletier qui était réputée pour être une battante, a livré son dernier combat. Le cancer l'a emporté à l'âge de 72 ans, le 29 septembre, en fin de journée. Ses longues années dédiées à l'enseignement ont coloré sa carrière de politicienne.

Un texte de Jean-François Deschênes

Micheline Pelletier est née le 7 septembre 1944 à Sainte-Anne-des-Monts dans une famille de 10 enfants.

À 20 ans, sa carrière d'enseignante débute et durera plus de 40 ans. Son métier l'amènera à enseigner dans des écoles de la Haute-Gaspésie et dans l'ouest de la province dont Montréal où elle travaillera de près avec les jeunes décrocheurs. Elle a fait une brève incursion dans le monde des affaires. Durant quelques années, elle a été propriétaire d'un dépanneur en Outaouais en compagnie de son mari.

Elle termine sa carrière dans l'enseignement au Groupe Collégia en tant que conseillère pédagogique et responsable du bureau de Sainte-Anne-des-Monts.

Au moment où plusieurs prennent une retraite paisible, Madame Pelletier se lance en politique. C'est en 2005 qu'elle devient mairesse. Très rapidement elle se fait remarquer par l'énergie qu'elle déploie pour défendre chacun de ses dossiers.

Durant ses trois mandats, elle tient à ce que les gens de sa région,surtout les jeunes, aient accès à de la formation diversifiée et de qualité.

« Ce fût un long accouchement et ce n'est pas un éléphant blanc par exemple. » Avait-elle dit lors de l'annonce officielle du lancement des programmes Plomberie chauffage et Montage de lignes électriques en 2013.

Le bâtiment qui accueille les étudiants des deux formations porte aujourd'hui son nom.

Un des moments les plus difficiles pour elle : la mort de sa fille et cinéaste, Nathalie Synnett qui meurt dans un accident en 2015. Nathalie Synnett est l'auteure du documentaire-choc Faut-tu que je tue mon père?, réalisé en 2003.

Cancer

Depuis deux ans, la mairesse Pelletier savait que son cancer était incurable.

Jusqu'à la fin, elle accorde des entrevues, notamment cet été, où elle trouve la force de passer son message de persévérance.

... Et jusqu'au bout, elle prend la défense de sa région..

« Moi ce que je trouve le plus triste dans nos régions, c'est que souvent on est oublié. On ne reçoit pas notre part de ce qu'on devrait recevoir pour nous aider à nous développer et on a des Mozart assassinés. » .

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