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La population de bélugas décline, celle des morues augmente

La situation du béluga dans le fleuve Saint-Laurent demeure préoccupante, alors que celle de la morue s'améliore, selon des chercheurs de l'Institut Maurice-Lamontagne.

Un texte de Laurence Gallant d'après les informations de Denis Leduc

Le dernier relevé de population fait état de 900 bélugas dans le fleuve Saint-Laurent. D'après les chercheurs, la population diminue en moyenne de 1 % par année.

Véronique Lesage, de Pêches et Océans Canada à Mont-Joli, a présenté ces conclusions dans l'une des cinq conférences sur l'état du Saint-Laurent tenues à l'Institut Maurice-Lamontagne.

Les dernières études confirment que les bélugas sont aux prises avec les changements climatiques, de même qu'avec la contamination par de nouveaux produits chimiques et avec le bruit lié à la navigation sur le fleuve.

L'espèce, qui vit en eau froide, fait face à des « extrêmes de chaud » depuis 2010, selon les chercheurs. Un nouveau décompte recensant la population de bélugas dans le Saint-Laurent doit être réalisé d'ici Noël.

Une morue qui se porte mieux

Le chercheur Yvan Lambert, de l'Institut Maurice-Lamontagne, indique que la morue montre « quelques signes de rétablissement » après l'effondrement des stocks de morue au début des années 1990.

Il affirme cependant que la reprise de la pêche pour ce poisson ne peut se faire maintenant, d'autant que cette remontée des stocks de morue n'est pas la même dans tous les secteurs du golfe.

« Le poisson que l'on capture dans la région de Sept-Îles, autour de l'île d'Anticosti sur la côte ouest de Terre-Neuve, est dans un meilleur état que le stock du sud du golfe, qui lui est pêché dans la Baie-des-Chaleurs, dans la région du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard. Dans le cas de cette population-là, les indices sont beaucoup moins bons que dans le cas du nord du golfe », explique Yves Lambert.

Selon le chercheur, la prédation par le phoque gris semble un facteur qui limite la capacité de rétablissement de la population de morues. La situation des autres poissons de fond s'améliore également, ce qui est particulièrement vrai dans le cas du sébaste. D'après Yvan Lambert, ce poisson est beaucoup plus abondant aujourd'hui que dans les années 1990.

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