Cela fait plus de 10 ans que la prison de Rimouski est surpeuplée. Avec un taux d'occupation de 101 % en février, elle fait partie des 10 prisons québécoises qui dépassent régulièrement leur capacité d'accueil de détenus. Si Québec tente de corriger la situation, le Syndicat des agents de la paix considère que les délais sont trop longs.

Un texte de Julie Tremblay

Depuis les années 90, la clientèle de l'établissement de détention de Rimouski a doublé. Des cellules ont été modifiées pour accueillir davantage de détenus et l'intérieur du bâtiment a été en partie réaménagé, mais l'espace continue de manquer selon le président du Syndicat des agents de la paix, Mathieu Lavoie.

La désinstitutionnalisation des personnes ayant des problèmes de santé mentale aurait contribué à surpeupler les prisons, selon Mathieu Lavoie. Il ajoute qu'à la prison de Rimouski, ce sont normalement de 110 à 115 personnes qui sont incarcérées, mais il soutient qu'il n'est pas rare qu'ils soient 140. « On parle plus souvent de 130-140 personnes incarcérées [...], ça représente un taux d'occupation qui est beaucoup plus près de 120-125 %. » 

347 places de plus d'ici 2017

Au bureau du ministère de la Sécurité publique, on affirme qu'« on est bien conscients qu'il y a un problème de surpopulation dans les prisons ». On souligne que trois projets de construction ou de rénovation d'établissements carcéraux sont en cours à Sept-Îles, Sorel-Tracy et Amos. Ces projets devraient créer près de 350 places de plus pour accueillir les contrevenants d'ici la fin de l'année en cours. 

En 2015, 25 nouvelles places avaient été créées à Roberval, mais l'établissement affiche déjà un taux d'occupation de 110 %.

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