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La qualité de la nourriture se serait détériorée dans certains établissements de santé

Des membres du personnel des cuisines d'établissements de santé de l'Est du Québec dénoncent la piètre qualité des repas servis aux patients. Ces employés ont témoigné sous le couvert de l'anonymat, craignant des représailles.

Ils affirment que l'addition des compressions a conduit à une détérioration de la qualité de la nourriture. Ils racontent que le personnel a considérablement diminué dans les cuisines des hôpitaux et des CHSLD.

Il y a quelques années, on avait instauré dans tous les établissements la liaison froide, un système de repas cuisinés à l'avance et conservés sous vide, comme dans les avions.

Toutefois, dénoncent des employés syndiqués, certains établissements l'ont abandonnée partiellement.  Dans ces cas précis, les plats seraient toujours faits à l'avance, mais plus conservés sous vide. Ils seraient plutôt réfrigérés et servis trois, quatre, voire cinq jours plus tard.

Il a été difficile d'obtenir des commentaires de patients dans les hôpitaux puisque les patients y séjournent brièvement.

Dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), les patients qui pourraient commenter refusent de le faire publiquement par crainte de représailles.

Selon Michel Savard, de la Table des groupes populaires de Baie-Comeau, le montant alloué pour un repas dans un CHSLD serait 6 $ par personne par jour, alors qu'en prison, il serait de 9,30 $ par personne par jour. « L'idée c'est pas de travailler pour faire diminuer les montants accordés pour les prisonniers, dit-il. Ce qu'on demande nous c'est l'équité pour les personnes âgées. »

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent va commenter plus tard.

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