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La réflexion sur le transport entre Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre reprend

Les représentants des compagnies de transport de la région et les préfets de la MRC des Sept-Rivières et de la Minganie se sont rencontrés jeudi matin. Ils ont discuté afin d'assurer la rentabilité de la desserte d'autobus entre Havre-Saint-Pierre et Sept-Îles.

Un texte d'Alix Villeneuve

Depuis plusieurs années, le transport par autocar entre Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre est menacé en raison du faible achalandage et des grandes distances à parcourir sur la Côte-Nord.

Cette séance de travail avait pour objectif d’étudier différentes avenues pour éviter que cette liaison soit dépendante de subventions publiques.

« Tout le monde est d’accord pour dire que cette liaison-là ne peut pas survivre d’elle-même. Le statu quo n’est pas permis », précise le président du groupe Intercar, Hugo Gilbert dont la compagnie assure le transport d’autobus entre ces deux municipalités.

Première étape

Les trois participants contactés à la sortie de la rencontre affirment qu’il est encore trop tôt dans les discussions pour évoquer une solution concrète, mais se sont montrés très satisfaits des échanges.

Le préfet de la MRC de la Minganie, Luc Noël, souligne que cette rencontre n’est qu’une première étape.

Selon ceux qui étaient présents, les suites de cette rencontre sont à prévoir d’ici quelques semaines.

Des idées sur la table

Parmi les idées de solutions évoquées, les intervenants ont discuté notamment de la taille et les horaires des autobus.

« Il y a peut-être 3 ou 4 personnes qui voyagent quotidiennement, dans un autobus où il y a de la place pour en avoir 50. On peut pas dire que c’est un service adapté », ajoute le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier maire de Sept-Îles et préfet de la MRC des Sept-Rivières.

Pour sa part, le président d'Intercar, Hugo Gilbert, estime qu’un service capable de regrouper différentes clientèles sous un même transport pourrait être la clef de la rentabilité.

« Je pense aux travailleurs, des gens qui doivent aller dans les hôpitaux, ceux qui vont voir la famille, les étudiants, explique le président. Si on réussit à avoir une liaison qui permet à ces gens-là de pouvoir être dans le même véhicule, on pense être capable de rentabiliser la liaison ».

En 2015, quatre MRC de la Côte-Nord avaient versé ensemble près de 30 000 $ pour assurer la survie de cette desserte.

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