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La réforme de l'aide sociale inquiète l'Est du Québec

Des intervenants d'organismes sociaux de l'Est du Québec craignent l'impact du projet de loi 70 déposé hier par le ministre du Travail, Sam Hamad. Les nouveaux demandeurs de prestations d'aide sociale n'ayant aucune contrainte particulière devront obligatoirement s'inscrire à une démarche d'emploi, sous peine d'importante pénalité financière.

Le directeur de l'Association Coopérative d'Économie familiale de la Péninsule dénonce la règle qui prévoit qu'un demandeur soit obligé d'accepter un emploi dit "convenable" sans tenir compte de la distance.

Pour la coordonnatrice de Femmes en mouvement, Hélène Morin, ce projet de loi lui fait penser à la réforme sur l'assurance-emploi de l'ancien gouvernement conservateur.

Hélène Morin ne décolère pas.

Sur la Côte-Nord, le coordonnateur de la Table des groupes populaires de Baie-Comeau-Hauterive, Michel Savard, met en garde le gouvernement de vouloir créer une main-d'œuvre bon marché.

Cette mesure ne tient pas compte des réalités régionales selon lui.

Au Bas-St-Laurent, la coordonnatrice d'Action populaire Rimouski-Neigette, Rosalie Carrier-Cyr, parle d'une réforme fondée sur des préjugés à l'égard des assistés sociaux. 

Des économies allant jusqu'à 50 millions de dollars

Selon le ministre du Travail, sur les 17 mille personnes qui demandent de l'aide pour la première fois, une grande majorité est âgée de moins de 29 ans. Québec souhaite intervenir tôt auprès des jeunes, pour « briser le cercle vicieux » de la pauvreté.

Les responsables des organismes sont d'avis qu'il est important d'inciter les gens à retourner sur le marché du travail, mais ça doit être fait dans le respect.

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