Une centaine de personnes de la région de Matane ont, en quelque sorte, participé à un mouvement de résistance en partageant un dîner offert par la Cuisine collective de la région de Matane. Elles s'étaient réunies pour souligner la 19e Journée nationale des cuisines collectives.

Un texte de Brigitte Dubé

Le thème choisi cette année par le Regroupement des cuisines collectives du Québec était « Tout un plat de résistance pour le droit à l'alimentation ».

La présidente du conseil d'administration de l'organisme matanais, Jocelyne Émond, insiste sur le mot résistance.

« L'austérité, poursuit la présidente, est allée jouer sur tous les plans et on sait que ce sont les gens les plus défavorisés qui vivent les coupes le plus durement. »

Cette année, la Cuisine collective a dû restreindre le nombre dépannages alimentaires à cause d'une diminution de budget, ce qui ne l'a pas empêchée d'offrir 223 dépannages alimentaires en six mois.

« Si on n'avait pas la collaboration des marchands locaux, ajoute-t-elle, on ne pourrait pas tenir le coup. On a aussi l'aide des organismes sociocommunautaire, des Lions, des Chevaliers de Colomb et de la Ville de Matane. On a un excellent appui du milieu, mais ce n'est pas encore assez pour combler tous les besoins. »

Jocelyne Émond rappelle que les Cuisines collectives ont leur impact positif sur la société : mieux les gens seront nourris, moins ils auront de maladies physiques et mentales et mieux les enfants vont apprendre.

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