De nombreux patients qui souffrent d'insuffisance rénale et qui vivent en régions éloignées doivent parcourir des centaines de kilomètres pour se faire soigner. Robert Benoît, de Gaspé, se rend trois fois par semaine à Chandler, en Gaspésie. Il franchit ainsi plus de 800 kilomètres. Il n'est pas un cas unique au Québec.

Le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, estime qu'il est acceptable pour des gens hémodialysés de faire plus de 1200 kilomètres pour recevoir des traitements.

Une équipe de Radio-Canada a suivi Robert Benoît dans sa route vers l'hémodialyse :

Les centres d'hémodialyse ne sont pas monnaie courante dans les villes de la province. On compte 26 centres principaux et 9 centres externes. Il existe aussi 21 unités satellites ou mobiles souvent situées dans les régions éloignées.

De longues journées

Robert Benoît se lève à 4 h 30, roule deux heures pour se rendre à l'hôpital et reçoit son traitement qui dure environ quatre heures. Il doit ensuite reprendre le volant pour retourner à la maison.

La route fait partie de la réalité des patients en région. Par exemple, le centre régional de néphrologie pour la Gaspésie est situé à Rimouski, au Bas-Saint-Laurent, où se trouvent les deux seuls spécialistes. Dix patients des MRC Côte-de-Gaspé et Rocher-Percé doivent se rendre à l'hôpital de Chandler, reconnu comme unité satellite. Des traitements y sont offerts depuis 2013.

Robert Benoît n'est donc pas le seul à se retrouver derrière le volant pour se faire soigner.

Avec les informations de Martin Toulgoat et avec la collaboration d'Isabelle St-Pierre Roy

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