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La SIIIEQ dénonce les dommages causés par la réforme Barrette

Le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l'Est du Québec (SIIEQ) dénonce les dommages causés par les compressions dans les établissements de santé de la région du Bas-Saint-Laurent. Le synidcat demande qu'une partie du réinvestissement de 300 millions de dollars en santé servent à rétablir les services coupés ou diminués.

Un texte de Guillaume Bouillon

La présidente du syndicat, Micheline Barriault, affirme que les décisions prises par le conseil d'administration du CISSS Bas-Saint-Laurent, dans le cadre de la réforme du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ont des conséquences directes et néfastes sur la qualité et la sécurité des soins et ce, dans l'ensemble du réseau.

Le cas des CHSLD

Madame Barriault qualifie la situation de « critique » dans les CHSLD de la région. « Les directions haussent les critères d'admissibilité, ce qui fait qu'il y a des lits de libres. On affirme aussi qu'il n'y a pas de listes d'attente. Donc on ferme ces lits, tout simplement. C'est une façon détournée de donner une mauvaise informaiton à la populaiton », affirme-t-elle.

Des coupes et fermetures qui font mal

Madame Barriault affirme que les abolitions de postes aux soins critiques de l'Hôpital de Matane, de même que le poste d'infirmière en santé mentale dans La Mitis, placent et les patients et les infirmières dans des situations dangereuses.

« On a fermé un lit de soins critiques à l'Hôpital de Matane, ce qui a mené à l'abolition de six postes d'infirmières à l'urgence. Elles sont donc en nombre réduit, n'ont pas le temps de prendre des pauses, des heures de repas. Et elles font des quarts de travail de 12 heures pour la plupart », précise-t-elle.

Réinvestir pour réparer les dommages

La SIIIEQ accueille favorablement le réinvestissement de 300 millions de dollars annoncé par le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, la semaine dernière. La présidente Micheline Barriault affirme toutefois que c'est un maigre retour qui ne compensera pas tous les sacrifices subis depuis quelques années. Le syndiact exige donc qu'une partie des sommes soient réinvesties au Bas-Saint-Laurent afin de rétablir les services qui ont été coupés ou réduits.

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