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La stratégie pour lutter contre la violence et l'exploitation sexuelle bien accueillie

Le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Rimouski se réjouit de l'adoption par Québec d'une Stratégie pour lutter contre la violence et l'exploitation sexuelle, dans la foulée de l'affaire Sklavounos et des agressions sexuelles survenues à l'Université Laval.

Un texte de Brigitte Dubé avec les informations d'Ariane Perron Langlois

Le CALACS, qui vient en aide aux victimes d'agression sexuelle, se réjouit de la volonté politique exprimée par le gouvernement, alors que le plan d'action précédent était échu depuis 2013.

L'intervenante sociale Pascale Parent salue plus particulièrement la volonté gouvernementale de lancer des campagnes de sensibilisation sur la violence sexuelle.

Elle se questionne toutefois au sujet de la répartition des 44 millions de dollars, sur cinq ans, qui ont été annoncés ce matin par la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault.

Mme Parent constate que la stratégie comporte beaucoup de mesures relatives au système judiciaire. « Mais, nuance-t-elle, ce n'est pas la seule voie pour les victimes. Il y en a qui ne veulent pas aller dans cette voie-là. »

Le comité souligne que cette nouvelle stratégie de lutte aux agressions sexuelles est le résultat de la mobilisation populaire, à la suite des agressions présumées à l'Université Laval et de l'affaire Sklavounos. Ses membres affirment que l'argent devrait être investi dans le milieu communautaire et dans la prévention.

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