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La technologie numérique au service des pompiers

La technologie pourrait-elle aider les services de sécurité incendie à réagir plus efficacement lors d'événements majeurs? C'est le pari que fait une entreprise de Témiscouata-sur-le-Lac, au Bas-Saint-Laurent, qui produit des postes de commandement dits « électroniques ».

Un texte d'Ariane Perron-Langlois

« Ce qu’on amène comme technologie dans les postes de commandement, c’est principalement la partie vidéo », résume le président de Flexlite, Francis Pelletier.

Des caméras, munies de projecteurs, sont placées autour du bâtiment en flammes, et leurs images sont retransmises sans fil au centre de commandement. « Ça permet au commandant de voir à 360 degrés autour du bâtiment », explique M. Pelletier.

L’équipement contient également une série de rappels automatisés pour assurer la sécurité des pompiers. Par exemple, une alarme informe le commandant si une équipe doit être retirée de l’intervention ou risque de manquer d’oxygène.

L’équipement coûte environ 20 000 $. À l’heure actuelle, une demi-douzaine de services de sécurité incendie, au Canada et aux États-Unis, en ont fait l’acquisition. Ceux d’Edmundston, La Pocatière et Témiscouata-sur-le-Lac sont du nombre.

Mieux réagir lors de catastrophes

Le directeur du service de sécurité incendie d’Edmundston, Pierre-Damien Arel, précise qu’il compte utiliser l’équipement lors d’interventions d’envergure, soit cinq à dix fois par année environ.

« Quand on parle d'un déraillement de train, quand on parle d'un camion qui se renverse, il y a des distances de sécurité à respecter. Avec différents angles de vue, différentes caméras qu'on peut rapprocher du périmètre dangereux, on peut éloigner les pompiers. À ce moment-là, on a une meilleure sécurité, puis on a quand même un visuel de ce qui se passe et des actions qu'on doit mettre », explique M. Arel.

D’autres services de sécurité incendie devraient faire l’acquisition de l’équipement dès 2018. Pour répondre à la demande, Flexlite, qui compte actuellement 12 employés, prévoit embaucher une dizaine de personnes de plus d’ici deux ans.

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