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La victime du maire de Baie-Trinité accepte une entente avec la Ville

La municipalité de Baie-Trinité a conclu une entente confidentielle le mois dernier avec Caroline Lamarre, cette ex-employée qui a été agressée sexuellement par le maire Denis Lejeune. Mme Lamarre accepte d'abandonner ses démarches pour réintégrer son emploi à la municipalité en échange d'un dédommagement.

Mme Lamarre ne travaille plus comme employé de la municipalité depuis 2013, tandis que Denis Lejeune, lui, continue de siéger comme maire.

Il a été reconnu coupable d'agression sexuelle en juillet 2015, mais a pu poursuivre son mandat, car la loi sur les élections et les référendums dans les municipalités permet toujours à un élu reconnu coupable d'un tel délit et condamné à moins de 30 jours de prison de continuer d'exercer ses fonctions. Il avait écopé de 120 heures de travaux communautaires et d'une période de probation de deux ans, en plus de devoir faire un don de 4000 $.

En 2016, le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, a fait adopter la loi 83 qui soumet les élus municipaux à des normes éthiques beaucoup plus sévères.Les maires reconnus coupables d'une infraction au Code criminel seront, à l'avenir, destitués.

Denis Lejeune a jusqu'en août pour en appeler du refus de sa demande d'appel. S'il ne le pas fait dans les délais, un citoyen pourra alerter la Commission municipale, qui enclenchera le processus de destitution.

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