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La victime du maire de Baie-Trinité lève le voile sur son histoire

L'employée municipale victime d'une agression sexuelle du maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune, lève le voile sur son identité et sur son histoire.

Caroline Lamarre peut maintenant dénoncer ce qui est arrivé puisque le juge de la Cour supérieure a levé, vendredi, l'ordonnance de non-publication sur son nom.

Elle a décidé de raconter son histoire, par la bouche de son avocat du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Selon l'avocat, elle n'a pas encore réintégré son emploi à la municipalité de Baie-Trinité depuis 2013, en raison d'une limitation de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). D'après cette limitation, son agresseur ne peut se trouver sur son lieu de travail.

Steve Bargoné croit que la Municipalité devrait accommoder son employée et lui permettre de retourner au travail.

L'avocat croit que l'amendement proposé au projet de loi 83 par le ministre des affaires municipales, Martin Coiteux, aurait pu faciliter un retour au travail de Caroline Lamarre. Si la loi est adoptée ainsi, les maires reconnus coupables d'une infraction au Code criminel pourraient à l'avenir être destitués.

En attendant, la victime tenait à lever le voile sur son identité parce qu'elle dit payer le prix pour l'agression qu'elle a subie.

Lancement d'une pétition

Le Regroupement des femmes et les deux Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de la Côte-Nord, ont lancé une pétition pour qu'un élu municipal reconnu coupable d'agression sexuelle ne puisse plus exercer ses fonctions.

À la suite de la demande du Parti québécois, le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux a accepté récemment d'inclure un amendement concernant les élus reconnus coupables d'infractions au Code criminel qui fera partie du projet de loi 83.

D'après les informations de Marlène Joseph-Blais et Évelyne Côté.

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