La Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), un rêve pour la plupart des joueurs, un tremplin vers le hockey professionnel, vers la « grande ligue », pour un petit nombre d'entre eux. Parfois, des hockeyeurs se brisent les dents sur ce tremplin ou décident tout simplement de ne pas faire le grand saut.

Un texte d'Isabelle St-Pierre Roy  avec la collaboration de Marlène Joseph-Blais 

« Pour vrai, je n'ai jamais, jamais, jamais pensé faire autre chose que jouer au hockey [...]. Je n'ai pas vu l'option B, l'option de me faire dire : "Ça se peut que tu ne joues pas au hockey." C'est une affaire qui m'a manqué dans mon junior », lance Olivier Donais, 28 ans et retraité du hockey. L'ancien joueur du Drakkar de Baie-Comeau et des Cataractes de Shawinigan est aujourd'hui entrepreneur. Il gère un centre d'entraînement en plus d'être entraîneur personnel et le préparateur physique du Drakkar.

Pourtant, à la fin de son parcours junior en 2008, personne, ni même lui, n'aurait pu parier sur la réussite d'une telle entreprise. À ce moment, le joueur était en mode recherche de solutions.

« Je voulais m'inscrire en kinésiologie à l'Université de Montréal, je voulais m'inscrire à l'IPIQ [Institut de protection contre les incendies du Québec]. Je m'étais inscrit à un cours pour avoir mon permis de chauffeur de truck », raconte Olivier.

Passez votre curseur sur les cartes pour voir ce que des joueurs sont devenus après la LHJMQ.

Pour le graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici.

En zone neutre

C'est la période de transition entre le hockey et la vie scolaire ou professionnelle qui est difficile. « William Bridges, un chercheur américain, dit que tout commence par une fin. Il y a la fin, après il y a un début, entre les deux il y a une période qu'on appelle une zone neutre, et c'est cette zone qui pose problème parce qu'il y a du vide », explique Jeanne-Marie Rugira, psychopédagogue et docteure en sciences de l'éducation.

Elle précise qu'il est difficile de gérer cette période creuse quand on est une personne qui était enviée de tout le monde quelques semaines auparavant. La Dre Rugira mentionne que l'individu a perdu ses repères, qui ne sont pas seulement socioculturels, « ce sont aussi des repères identitaires ».



Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine