« On ne vend pas de livres on n'a plus le temps de les lire [...] l'expansion de l'univers amplifie le vide entre les gens et les heures deviennent des jours passés à lire des articles sur Wikipédia », écrit Mathieu Arsenault dans La Vie littéraire, un livre paru en 2015 dont le texte a été porté sur scène. Dans le cadre du Salon du livre de Rimouski, l'auteur le présentera au Théâtre du Bic samedi soir.

Une chronique de Julie Tremblay

Dans La vie littéraire, Mathieu Arsenault aborde le quotidien d'une jeune femme qui « n'[a] pas d'avenir » mais dont le seul espoir est de « continuer à taper sa phrase infinie parce que c'[est] tout ce qui la raccroch[e] au monde ».

À l'ère d'internet et des réseaux sociaux, l'auteur y critique la rapidité avec laquelle on « dévore » l'information et on se fait de nouveaux amis, sans vraiment prendre le temps de comprendre et de connaître vraiment les gens qu'on côtoie sur le web.

La littérature vs Facebook

Les réseaux sociaux ont cependant aussi leurs avantages, affirme l'auteur en entrevue. Ils permettent entre autres aux écrivains de s'organiser et de faire vivre davantage leurs écrits.

« Alors que le monde du roman a un peu stagné, en poésie, c'est très vivant depuis 10 ans, il y a des soirées de lecture, c'est plus facile à organiser avec les réseaux sociaux », affirme-t-il.

Il ajoute qu'il y a encore une place indéniable pour « la vie littéraire », puisqu'un statut Facebook ne pourra jamais aller aussi en profondeur qu'un écrivain qui a pris le temps de réfléchir au sujet qu'il aborde.

Samedi soir au Théâtre du Bic, l'auteur originaire de Rimouski invite d'ailleurs les gens à délaisser leurs ordinateurs et leurs téléphones, le temps d'une soirée, pour découvrir son texte et pour « continuer d'espérer qu'il restera quelqu'un pour nous lire et comprendre dans quelle époque nous vivons. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine