Retour

La vie revient à New Richmond, 10 ans après la fermeture de la cartonnerie

La vie revient progressivement à New Richmond, 10 ans après la fermeture de la cartonnerie, mais les souvenirs sont toujours vifs. En août 2005, l'usine cessait ses activités après 40 ans de production.

Trois cents emplois bien rémunérés disparaissaient, le tiers des revenus en taxes foncières de la ville disparaissent.

La venue de nouvelles entreprises semble avoir ravivé cette ville qui a traversé des années très sombres.

L'usine a été démolie cinq ans après la fermeture, des années où tout a été tenté pour la relancer. Les gens se sont retroussé les manches pour diversifier l'économie, aidés par Québec qui a injecté des dizaines de millions de dollars. La Ville a dû s'endetter davantage. Aujourd'hui, rapporte le maire, Éric Dubé, son budget est équilibré et 200 nouveaux emplois ont été créés.

Exposition commémorative

Les anciens employés auront l'opportunité de se rencontrer vendredi, à la Pointe-Taylor, à l'occasion du vernissage d'une exposition de photos.

Elle comporte 28 photos d'archives sur panneaux extérieurs, relatant l'implantation de l'usine en 1963 puis ses années de gloire.

Certains anciens y ont travaillé toute leur vie. Pierre Brousseau, entre autres, y a passé 34 ans comme concierge.

L'ex-surintendant à la production, Jean Pierre Querry se remémore le bon vieux temps. « Il y avait des bûcherons, il y avait du transport, le garage et le moulin de sciage. Tout ça représentait de 900 à 1000 employés quand ça a commencé. »

Il se rappelle que la fin abrupte des activités de l'usine a été vécue très difficilement par les travailleurs. « Il y avait plusieurs plusieurs personnes qui n'étaient pas encore à l'âge de la retraite et qui avaient travaillé 30, 32 ans pour l'usine, raconte-t-il. Ça a été un gros mal pour eux. »

D'après un reportage de Pierre Cotton

Plus d'articles

Commentaires