À Témiscouata-sur-le-Lac, plus de 500 joueurs de partout au Québec et des Maritimes s'affrontent toute la fin de semaine sur la glace, mais semelles aux pieds. Selon plusieurs, une relation particulière s'est tissée entre les sportifs du Témiscouata et le ballon sur glace, le nouveau nom du ballon-balai.

Un texte de Laurence Gallant

Des centaines de joueurs de tous les âges sont rassemblés au tournoi interprovincial de Témiscouata-sur-le-Lac, l'un des plus grands événements du genre dans l'est du pays.

On est en pleine recrudescence. […] C'est beaucoup de jeunes joueurs maintenant qui jouent parce que nous on a formé une relève au fil des ans.

Alain Dugas, président de Ballon sur glace mineur du Témiscouata

Le ballon sur glace connaît une forte popularité auprès des jeunes du Témiscouata. La gent féminine est d'ailleurs particulièrement bien représentée, formant le quart des équipes participant au tournoi.

J'aime ça me dépasser, j'aime ça jouer rough aussi pis ça me permet de faire du sport et de bouger.

Louanne Marquis, joueuse de Témiscouata-sur-le-Lac

Une participation exceptionnelle des filles qui adorent aussi se mesurer à la gent masculine, en formule mixte.

L'école secondaire de Cabano offre d'ailleurs depuis le début de l'année un programme de sport-études en ballon sur glace pour les jeunes sportifs, une première au pays, selon l'organisation. Sur les 29 étudiants qui forment la première cohorte, la moitié sont des filles.

On va chercher une clientèle féminine qu'on avait perdue au fil des ans. C'est intéressant et c'est sûr que c'est une mine d'or qu'on va continuer à exploiter.

Alain Dugas, président de Ballon sur glace mineur du Témiscouata

Un sport familial et accessible

La passion pour le ballon sur glace se transmet de génération en génération, de frères en soeurs, et fait la fierté des organisateurs du tournoi. Il s’agit d’un sport moins connu que le hockey, mais peut-être plus accessible dans les plus petites communautés, qui n’ont pas à lutter pour avoir du temps de glace dans les arénas, d’après Sylvie Bégin, l’une des organisatrices du tournoi.

Le ballon sur glace est moins onéreux que le sport national des Québécois et plus cardio, selon les joueurs et les organisateurs.

D'après moi [le ballon sur glace] c'est plus dur, parce que j'ai joué au hockey toute ma vie pis le contrôle de la puck, c'est pas pareil, c'est pas mal plus facile qu'un ballon.

Francis Lambert, joueur de Saint-Narcisse-de-Beaurivage, en Beauce

Alain Dugas souligne que l'équipement est beaucoup moins cher que celui du hockey. « On peut s'équiper facilement pour 300 $. Au hockey, une paire de patins, c'est 300 $ et plus, donc c'est très accessible. »

La passion du ballon sur glace fait battre de plus en plus le coeur de l’aréna Jacques-Dubé de Témiscouata-sur-le-Lac, toujours en attente d’une confirmation de subventions pour faire peau neuve.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Un gros chien fait des vagues en apprenant à nager





Rabais de la semaine