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Le camping de Carleton-sur-Mer pourrait être inaccessible

Si rien n'est fait d'ici 2050, il sera impossible de se rendre au camping municipal de Carleton-sur-Mer. C'est le constat du rapport du consortium Ouranos qui s'est demandé quelle est la façon économique et la plus avantageuse d'affronter l'érosion des berges.

Un texte de Jean-François Deschênes

Les économistes ont évalué un total de huit secteurs de Carleton-sur-Mer qui représentent près de 30 kilomètres de côtes.

Ouranos estime que les dommages s'élèveraient à 18 millions de dollars. Toutefois, si les interventions sont réalisées comme ils le proposent, la région pourrait économiser près de 6 millions de dollars.

Pour faire l'analyse coûts-avantages, Ouranos a dû se transporter jusqu'en 2050 et se demander quelle sera l'ampleur des dommages. Il faut donc calculer par exemple la valeur foncière des terrains et des propriétés à protéger, quelle est l'utilisation du littoral et surtout quel sera le coût des options pour protéger les endroits.

Un exemple, l'accès au camping municipal que les chercheurs ont appelé le pédoncule, mais que les résidents de l'endroit nomment le coude.

Ce site est menacé par la submersion et l'érosion des berges. Si cela devait arriver, ça voudrait dire des pertes de revenus importantes pour la région selon l'économiste principal pour Ouranos, Laurent Da Silva « Des pertes d'achalandages aux campeurs qui viennent visiter la région de Carleton et plus généralement la région gaspésienne. »

Les économistes calculent que la façon la plus économique de protéger spécifiquement ce site serait la recharge de plage avec épis, ce sont des jetés en pierre qui servent à capter les sédiments.

À ces endroits, la recharge de plage, l'immunisation des bâtiments et la recharge de plage avec épis ont été privilégiés par les économistes.

En ce qui a trait au Banc de Saint-Omer, sections Centre et Est, « ...les avantages nets de l'option sont très faibles et ne permettent pas de statuer clairement sur l'option à privilégier » soutient le rapport.

Le coordonnateur du programme maritime du consortium Ouranos, François Morneau, affirme que les solutions drastiques comme l'enrochement ne sont pas toujours idéales. « Les solutions les plus douces seraient les plus favorables » Par exemple: la recharge de plage ou encore le rehaussement des infrastructures.

Une centaine de citoyens ont répondu à l'invitation du consortium en recherche Ouranos mardi soir à Carleton-sur-Mer.

La Ville a décidé d'être proactive dans le dossier. Le conseil municipal a adopté lundi soir un projet règlement qui interdira les initiatives privées de stabilisation des berges.

Ouranos a aussi étudié les côtes de Maria et présentera le rapport mardi soir.

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