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Le Cercle des Fermières face au défi du recrutement

Près de 180 membres du Cercle des Fermières étaient réunies à Matane samedi pour leur 74e congrès régional du Bas-Saint-Laurent.

La réunion est l'occasion pour les membres de faire le bilan et d'exposer les travaux réalisés dans la dernière année. C'est aussi l'occasion de discuter des défis qui attendent le regroupement.

Les Cercles des Fermières, qui ont eu 100 ans l'an dernier, sont devant la transition : conserver leurs membres tout en recrutant de plus jeunes femmes. L'association vieillit et les Fermières sont devant une réalité bien tangible, soit celle des jeunes femmes qui travaillent et qui ont une vie active tout en ayant des enfants.

Le Cercle des Fermières croit qu'il a tout de même toujours sa place dans la société du 21e siècle. Le regroupement est d'avis qu'il peut aider à contrer l'isolement et à stimuler la créativité.

Les rencontres mensuelles sont l'occasion de partages, d'échanges et de discussions. « J'ai surtout appris à partager puis à relever la jeunesse, c'est notre fonction de transmettre les traditions », commente l'une d'entre elles. Et puis, note une autre, les jeunes ne connaissent pas bien les arts textiles, il s'agit d'en parler.

Ponchos, linges à vaisselle, courtepointes, catalognes : il s'agit dans bien des cas d'un travail de longue haleine, comme en témoigne la gagnante du prix de l'Artisane de l'année, Thérèse Rioux, présidente du Cercle des Fermières de Causapscal. « J'ai mis près de 40 heures de travail, raconte-t-elle. C'est toujours comme une valorisation parce qu'on travaille énormément sur nos morceaux puis quand on voit qu'on remporte les premiers prix, ça nous incite à partager ça avec les autres et leur montrer. »

Les Cercles de Fermières souhaitent attirer les mères de famille et les jeunes retraités. L'un des moyens envisagés est entre autres d'organiser des activités les fins de semaine, comme le congrès qui se déroulait un samedi.

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