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Le chef de Uashat-Maliotenam à Val-d'Or en appui aux femmes autochtones

Des chefs et des représentants des communautés innues de la Côte-Nord se sont rendus à Val-d'Or mardi pour exprimer leur solidarité envers les femmes qui ont dénoncé les agressions qu'elles disent avoir subies de la part de policiers de la Sûreté du Québec.

Les élus et les délégués innus ont répondu à l'appel lancé par l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL).

Le chef de la communauté innue de Uashat-Maliotenam, Mike McKenzie, estime que la confiance envers les policiers est ébranlée à Val-d'Or. Il encourage une plus grande collaboration entre la Sûreté du Québec et les policiers autochtones. 

Mike McKenzie a aussi rappelé le cas de Terry Lalo, un jeune Innu heurté mortellement par une autopatrouille en 2002, lors d'une poursuite policière à Sept-Îles. « Les policiers qui ont été accusés par rapport à la mort de Terry Lalo ont été envoyés sur des dossiers administratifs dans d'autres régions », indique-t-il. 

Une vigile en appui aux femmes autochtones aura par ailleurs lieu jeudi dans la communauté innue de Uashat-Maliotenam.

Les demandes de l'APNQL

À l'issue d'une réunion d'urgence à Val-d'Or avec une quarantaine de représentants de nations autochtones du Québec, le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, a sommé Philippe Couillard de venir rencontrer les leaders autochtones dans les plus brefs délais.

Le premier ministre Philippe Couillard dit prendre acte de la demande, selon ce qu'a indiqué son Cabinet, qui rappelle que le gouvernement a posé plusieurs gestes depuis la diffusion du reportage de Radio-Canada sur des agressions alléguées de femmes autochtones par des policiers de Val-d'Or.

Un observateur indépendant nommé

Le premier ministre Philippe Couillard a annoncé à l'Assemblée nationale qu'un observateur indépendant accompagnera le Service de police de la Ville de Montréal dans son enquête sur les allégations de maltraitance de femmes autochtones par des policiers de la Sûreté du Québec.

M. Couillard n'a pas fermé la porte à une enquête publique sur l'état des relations entre la communauté autochtone et les communautés qui les entourent. Il attendra de voir ce que le gouvernement fédéral fera en la matière avant de se prononcer.

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