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Le cinéma québécois mérite une plus grande place, selon Micheline Lanctôt

Porte-parole du festival Vu dans la tête de..., Micheline Lanctôt, dénonce le peu d'espace que les distributeurs laissent à la diffusion du cinéma québécois. Cet état de fait est d'autant plus dommage selon elle, car plusieurs films québécois développent leur public grâce au bouche-à-oreille.

Un texte de Patrick Bergeron

Réalisatrice, productrice, scénariste et comédienne depuis plus de 40 ans, Micheline Lanctôt signale qu'il ne reste qu'un seul grand distributeur au Québec et que le plus grand propriétaire de salles de cinéma dans la province est américain.

Pour Micheline Lanctôt, le Québec regorge de talents dans le domaine culturel et plus spécifiquement dans le domaine cinématographique. Enseignante depuis plusieurs années, elle demeure réaliste lorsqu'elle discute avec ses étudiants. « À quoi ça sert de former des jeunes qui n'auront pas les moyens de poursuivre leurs ambitions parce que les budgets de productions ne sont pas là. »

Vu dans la tête de...

Première porte-parole féminine depuis la création de l'événement, Micheline Lanctôt tenait dans ce festival à programmer des films qui n'avaient pas eu leur place à l'écran. Outre Autrui, sa dernière réalisation, Micheline Lanctôt a tenu à présenter des longs métrages comme Transatlantique, de Félix-Dufour-Laferrière, ou L'Ange-Gardien, de Jean-Sébastien Lord.

Selon Micheline Lanctôt, le cinéma québécois actuel est très représentatif de la société québécoise. « Nous ne sommes pas dans une société qui est très jojo. Mais nous produisons au Québec de très bons films grand public et ont fait d'excellents films à vocation plus culturelle. »

Le festival Vu dans la tête de... se poursuit à Rivière-du-Loup jusqu'au dimanche 7 février.

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