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Le CISSS de la Gaspésie à la recherche d'une première sage-femme

Le projet d'implantation d'un service de sages-femmes en Gaspésie se concrétise. Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) a affiché le poste de responsable des services. Le défi est maintenant de dénicher la perle rare.

Un texte de Brigitte Dubé

Selon l'offre d'emploi, la personne devra collaborer à la mise en oeuvre du service pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.

Après neuf ans de travail, le collectif Accès sages-femmes Baie-des-Chaleurs accueille la nouvelle avec enthousiasme.

Le territoire à couvrir est vaste et le taux de naissances est faible. Selon la porte-parole du collectif, Marie-Josée Racine, l’implantation de ce service nécessitera des compétences adaptées à cette réalité de la part de la personne qui sera embauchée.

À ses yeux, trouver la personne idéale pour créer ce nouveau service équivaut ni plus ni moins à dénicher la perle rare.

« Elle devra avoir énormément d’expérience pour pouvoir s’adapter à nos particularités, envisage-t-elle. Idéalement, elle devrait avoir pratiqué à différents endroits pendant plusieurs années, avoir travaillé dans d’autres pays, dans le Grand Nord canadien et en milieu urbain, par exemple. »

Marie-Josée Racine affirme que la progression du projet est suivie de près par d’autres régions éloignées du Québec.

Selon la porte-parole, le CISSS envisage le début de la pratique dès l’arrivée d’une responsable, d’ici 2019. Mais, la personne aura beaucoup de travail à faire avant de pratiquer comme tel.

« En plus veiller à l’installation physique des services, il lui faudra effectuer plusieurs échanges avec le Regroupement des sages-femmes du Québec, passer diverses ententes et assister à des rencontres de consultation avec la population, donne-t-elle en exemple. Elle devra aussi s’entendre avec l’équipe de périnatalité de l’Hôpital de Maria pour s’assurer que le service réponde bien aux besoins. »

Par ailleurs, la porte-parole souligne une autre grande victoire, celle d’avoir réussi à créer un partenariat avec le CISSS. « Nous avons travaillé ensemble, et on nous a un peu promis une place au comité de sélection de la responsable de la mise en place du service, fait-elle savoir. C’est recommandé par le Ministère que ça se fasse de cette façon-là. Mais, il nous faudra rester vigilants de notre côté. »

À terme, deux autres sages-femmes devraient être embauchées pour compléter l'offre. Mme Racine a appris que le CISSS aurait reçu plusieurs curriculum vitae de la part de futures finissantes du programme de baccalauréat en pratique sage-femme de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ces bonnes nouvelles nourrissent son espoir de voir le projet devenir enfin réalité.

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