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Le comédien Steven Lee Potvin, sous une bonne étoile

C'est soir de première pour le Théâtre du Bic, qui présente tout l'été la pièce Ti-Marc (le grand!), dernier opus d'une trilogie écrite par le Madelinot Cédric Landry. Le comédien rimouskois Steven Lee Potvin a décroché le premier rôle de la production et il n'arrête pas, autant sur les scènes de Québec et de Montréal, depuis qu'il est diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Québec.

Un reportage de Laurence Gallant

« C’est une bénédiction », affirme Steven Lee Potvin, qui foulera les planches du Théâtre du Bic pour un deuxième été de suite, dans son patelin.

Du mardi au jeudi jusqu'au 12 août, il jouera aux côtés de Normand Lévesque, Julie Renault et Christian E. Roy. La pièce Ti-Marc (le grand!) est mise en scène par le directeur artistique du Théâtre, Eudore Belzile.

Depuis l’obtention de son diplôme au printemps 2016, les contrats et les rôles affluent pour Steven Lee Potvin, qui a quitté Rimouski pour étudier en art dramatique dans la capitale.

Il n’avait pourtant aucune idée de ce qui l'attendait au moment de faire les auditions pour le Conservatoire d'art dramatique.

« Ça a été très surprenant pour moi d'être accepté au Conservatoire, parce que j'avais aucune idée de ce que ça prenait comme rigueur, comme discipline. »

C'est quand il est entré dans ce programme très contingenté qu'il a réalisé la chance qu’il avait, raconte-t-il.

« Et j'ai eu une super belle année en sortant. Ça pourrait être ça pour les 10 prochaines années, comme ça pourrait être 10 années de misère. »

« Je me rends compte que le théâtre, c'est là où tu vis réellement le truc avec la réception du public. C'est le seul médium où, en temps réel, t'es capable de sentir ce qui se passe, t'es capable de connecter avec les autres », explique Steven Lee Potvin.

Celui qui dit être sous une bonne étoile a tout de même dû surmonter une grande épreuve pendant ses études. Sa mère, Linda Saint-Amand, est morte des suites d’un accident de voiture à Rimouski, survenu en septembre 2014.

« L'heureux hasard, si on peut dire, c'est que quand ma mère est décédée […] j'avais le conservatoire pour m'occuper. Ça peut avoir l'air étrange à dire, mais au moins, j'avais une direction claire, j'avais une passion », raconte-t-il.

Il se rappelle à quel point la population rimouskoise a été d’un immense soutien pour sa famille et lui, tout comme ses compagnons de jeu au Conservatoire.

« Une cohorte, c'est comme des frères et soeurs. On s'aime beaucoup, on se le dit pas nécessairement, on se tape sur les nerfs, mais on est là chacun pour s'aider. C'est comme ma petite famille qui m'a aidé à passer à travers », estime le comédien.

Pour Steven Lee, les astres s’alignent parfaitement depuis quelques années, d’autant plus que son père a décidé de tourner la page en déménageant au Bic.

« Le Bic, Rimouski, c'est un genre de poumon pour moi. C'est ce qui permet de se déposer. C'est à la fois des vacances et du travail, c'est le mariage parfait de ce que je fais dans ma vie », conclut-il.

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