Le chroniqueur politique et ancien député de Rivière-du-Loup, Mario Dumont, se dit attristé par le décès de la députée indépendante Sylvie Roy.

La députée indépendante d'Arthabaska, âgée de 51 ans, est décédée dimanche à l'hôpital l'Enfant-Jésus de Québec, où elle était hospitalisée depuis le début du mois dernier pour un « sérieux malaise ».

L'ex-chef de l'ADQ, Mario Dumont, celui avec lequel Sylvie Roy a fait le saut en politique provinciale en 2003, salue une femme de convictions. « Ce n'était pas une lâcheuse, c'était surtout quelqu'un qui voulait arriver à ses objectifs et probablement que ce que le public va retenir d'elle, c'est le grand dossier de la commission d'enquête », croit M. Dumont.

Pendant un an et demi, Sylvie Roy a talonné le gouvernement libéral de Jean Charest pour la tenue d'une commission d'enquête publique sur la collusion et la corruption dans l'industrie de la construction.

Une femme de terrain 

De son côté, le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Jean D'Amour, garde le souvenir d'une députée engagée. « C'est le souvenir que je garde de Mme Roy : engagée, terrain, et présente. présente au Parlement et dans les commissions parlementaires. Elle a pris son travail très au sérieux », raconte Jean D'Amour.

 Mme Roy a siégé comme députée de l'Action démocratique du Québec, avant de se joindre à la Coalition avenir Québec, puis de siéger comme indépendante.

De grandes causes à coeur

Le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, rend hommage à celle qui siégeait à ses côtés à l'Assemblée nationale depuis 2007. Pascal Bérubé souligne qu'il aimait échanger avec la députée d'Arthabaska, notamment sur ses projets d'avenir, et partageait avec elle des valeurs communes. Il salue le travail de Sylvie Roy.

« Je dirais de Sylvie Roy que c'est une députée qui était engagée dans le service public et qui avait un certain nombre de causes auxquelles elle tenait particulièrement sur la scène nationale: l'éthique, la quête de la justice, la vérité, les questions de lutte contre la corruption. »

Enquête sur l'industrie de la construction

La mairesse de Mont-Joli, Danielle Doyer, salue aussi le travail de la députée d'Arthabaska qu'elle a côtoyée de 2003 à 2012 à l'Assemblée nationale. Danielle Doyer estime que son départ est une perte pour le milieu politique.

Elle dit garder le souvenir d'une femme dévouée et engagée aux services des Québécois. Le mairesse de Mont-Joli souligne que Sylvie Roy a été première à demander une enquête publique sur l'industrie de la construction.

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