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Le demi : la monnaie gaspésienne sous la loupe des chercheurs

La monnaie gaspésienne, le demi, attire des gens de partout dans le monde en Gaspésie.

Un étudiant de l'université d'Utrecht aux Pays-Bas, passera un peu plus de 12 semaines en Gaspésie pour effectuer des recherches sur le demi, un billet de banque ordinaire, coupé en deux, qui vaut la moitié de sa valeur initiale.

Comme la monnaie est acceptée dans les commerces de la région, son utilisation vise à stimuler l'économie locale.

Un spécialiste français en monnaies complémentaires, Philippe Derudder, viendra également passer quelques jours pour prendre connaissance de la portée géographique du demi et de son efficacité. Il souhaite aussi suggérer des pistes à prendre pour l'avenir de la monnaie.

Une réflexion sur l'argent

Un des initiateurs du demi, Patrick Dubois, se dit heureux de constater que la monnaie s'est fait connaître partout dans le monde au cours des derniers mois. « En fait le demi, raconte M. Dubois, à la base, c'était quasiment une blague parce que ça avait l'air trop simple pour être une monnaie, mais en même temps c'est ça qui a fait son intérêt. »

Il rappelle qu'un des objectifs lors de la création du demi était de faire réfléchir la population sur l'échange monétaire. « C'est un outil pédagogique, c'est toujours très difficile d'avoir de l'éducation autour de ça, ce ne sont pas des sujets qui sont discutés et pourtant la monnaie, c'est quelque chose qui régit nos vies. Alors, c'est bien d'y réfléchir », croit M. Dubois.

Une trentaine de commerces de la Gaspésie acceptent le demi.

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