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Le député péquiste Harold Lebel se porte à la défense de son chef

Le député de Rimouski et whip de l'opposition officielle, Harold Lebel, défend le chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau au sujet des possibles liens entre Québécor et les paradis fiscaux.

Un texte de Guillaume Bouillon

Un reportage de l'émission Enquête a révélé plus tôt cette semaine que plusieurs compagnies ou succursales qui semblent avoir un lien avec l'entreprise Québécor auraient été actives dans une dizaine de paradis fiscaux. Pierre Karl Péladeau maintient qu'il n'a jamais créé de telles sociétés lorsqu'il était président-directeur général de Québecor et de Québecor Média.

Mardi, en entrevue à l'émission radiophonique Le monde aujourd'hui, le député de Rimouski Harold Lebel a maintenu qu'il n'y a pas de preuve et que c'est la parole de son chef contre celle de Radio-Canada. M. Lebel croit que c'est plutôt le Parti québécois qui est visé, puisque la cause indépendantiste dérange.

« Est-ce qu'on s'est acharné sur MM. Couillard et Legault lorsque des allégations similaires ont été portées contre eux? Non. On s'acharne sur le chef indépendantiste qui veut faire du Québec un pays », affirme le député de Rimouski.

En 2014, Radio-Canada avait appris que Philippe Couillard possédait un compte à l'étranger, considéré comme un paradis fiscal, pendant qu'il travaillait en Arabie saoudite. Si cette manoeuvre n'avait rien d'illégal, sa mise au jour contribuait néanmoins à dresser le portrait financier du chef libéral qui misait sur la carte de la transparence.

Toujours en 2014, des allégations similaires avaient aussi été portées envers François Legault, chef de la Coalition avenir Québec. Il avait alors admis qu'Air Transat, la compagnie qu'il a cofondée, avait créé une société à la Barbade en 1996 pour gérer des dépenses faites à l'étranger, mais que ce n'était pas un paradis fiscal.

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