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Le F.-A.-Gauthier navigue malgré les problèmes 

Le F.-A.-Gauthier a repris le large ce matin en direction de Godbout, après avoir été arrêté dimanche pour un autre problème mécanique. Si la direction de la Société des traversiers du Québec défend encore la qualité de son navire, les passagers sont, quant à eux, de moins en moins satisfaits de cette acquisition de 175 millions de dollars.

Un texte de Jean-François Deschênes

Si la navire n'a pas pu traverser dimanche, c'est à cause d'une combinaison de vent et de pression des glaces qui a nuit au système de refroidissement des moteurs, explique le vice-président, exploitation de la Société des traversiers du Québec (STQ).

François Bertrand rappelle que ce problème avait été constaté lors de l'arrivée au pays du navire au printemps dernier.

Des ajustements ont bien été faits, précise-t-il, mais les tests n'avaient pu être faits en condition réelle. C'est ce qui a été fait dimanche et le navire a échoué à l'épreuve. M, Bertrand assure que les passagers sont en sécurité et que le constructeur italien Fincantieri, tente de trouver des solutions tout en maintenant le navire en service.

M. Bertrand garantit que les Québécois ne paieront pas pour ces travaux. «  S'il advenait qu'on n'ait pas encore de solution adéquate à notre satisfaction, il y a aurait la cale sèche pour régler le problème ad vitam æternam.  »

François Bertrand continue de défendre le F.-A.-Gauthier et répète que le traversier est en période de rodage.

Sur les 130 défaillances trouvées depuis la mise en service du navire cet été, près de la moitié ont été réglées. « On est rendu à 8 traversées annulées sur près de 700 alors faites le calcul en terme de fiabilité. Je pense qu'au-delà des problèmes qu'on peut identifier sur le navire, on transporte sécuritairement des passagers. »

Passagers en colère

Plusieurs usagers croisés au débarcadère de Matane se disaient mécontents d'avoir eu à rester une journée de plus sur l'autre rive.

Le retraité Gino Blouin, se demande pourquoi un navire conçu pour affronter l'hiver en plein milieu du Saint-Laurent est si fragile.

« Je suis déçu de ce bateau-là. Ça reste que le Camille Marcoux (ndlr : l'ancien traversier) va rester le meilleur pour moi »

La dernière traversée de Johanne Beaulieu de Matane lui a coûté beaucoup plus cher que prévu. Elle dit avoir perdu une journée de salaire en plus d'avoir eu à payer le transport pour se rendre à l'autre quai d'embarquement, soit celui de Godbout, 75 kilomètres plus loin.

Normande Plante, de Sainte-Florence, est aussi très déçue. « Il n'est plus question de traverser l'hiver avec ce bateau-là. »

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