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Le Festival de l'Innucadie célèbre la Fête nationale de l'Acadie

Le 10e Festival du conte et de la légende de l'Innucadie se poursuit à Natashquan avec des célébrations soulignant la fête nationale des Acadiens.

Une quarantaine de personnes ont participé dimanche matin à une discussion portant sur l'héritage acadien sur la Côte-Nord.

Plusieurs résidents de Natashquan ont pris la parole pour témoigner du mode de vie de leurs ancêtres, de premiers arrivants acadiens venus des Îles-de-la-Madeleine il y a plus d'un siècle et demi.

Pour le conteur acadien madelinot, Michel Boudreau, la fête nationale est une occasion de tisser des liens.

« De savoir que ces gens-là qui habitaient cette Acadie-là ont été dispersés, puis encore aujourd'hui en reparlent, il y a quelque chose de très fort », dit-il. « Les gens sont très fiers de ça. Il y a des blessures que ces familles-là ont vécues, puis c'est comme si en se rencontrant comme ça, on met un peu de baume sur ces plaies-là. »

« C'est une très grande fierté, parce que l'Acadie n'a jamais été un pays officiel », ajoute-t-il. « On s'entend qu'on a retrouvé des frontières qu'on a réussi à placer, mais encore qu'on peut déplacer un peu, on n'est pas certain. »

Le festival célèbre également la culture innue, d'hier à aujourd'hui, à travers plusieurs activités.

Cette fin de semaine, des aînés de la communauté innue de Nutashkuan se sont rassemblés pour partager leurs racines nomades et leurs traditions ancestrales.

La transmission de la culture innue de génération en génération à travers la tradition orale est un élément important du festival.

La porte-parole du festival, la poète-slameuse Natasha Kanapé Fontaine, estime que la connaissance de ces traditions innues est une partie essentielle de son identité.

« Quand je me suis rappelé que j'étais Innue, alors que ça faisait des années que j'étais dans une école québécoise, j'ai été bouleversée par le fait que c'était possible d'oublier qui on était », dit-elle. « Alors, on se cherche et on veut trouver une raison de vivre un peu. C'est devenu ma raison de vivre : savoir comment cohabitent mes identités. »

« Puisque j'ai été à l'école québécoise, j'ai formé une façon de penser qui m'est venue avec le temps, j'ai une culture québécoise », ajoute la porte-parole. « Mais en découvrant ma culture innue par la suite et la culture des Premières Nations - j'ai découvert qu'il y avait des Premières Nations -, j'ai renforcé mon identité à ce moment-là. »

Le Festival du conte et de la légende de l'Innucadie se déroule jusqu'à dimanche soir.

D'après les informations de Charles Alexandre Tisseyre

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