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Le gouvernement ne veut pas des CPE, selon un directeur de garderie

Les centres de la petite enfance (CPE) de l'Est du Québec dénoncent les intentions du gouvernement Couillard, qui leur versera une allocation de 60 millions de dollars pour, entre autres, financer le congédiement de certains de leurs employés.

Un texte de Julie Tremblay

Selon l'ex-président du Regroupement des centres de la petite enfance de l'Est du Québec (RESPEQ), Simon Dufresne, cette allocation, qui doit servir à payer des indemnités de départ ou à couvrir des frais d'avocat en cas de licenciement, est tout simplement une façon de plus de causer la mort lente des centres de la petite enfance.

Il explique qu'à la garderie l'Aurore boréale, à Rimouski, dont il est directeur, deux éducatrices ont été mises à pied dernièrement. Les heures de travail de la cuisinière ont été réduites, et c'est maintenant le personnel de bureau qui désinfecte les jouets et tond le gazon. Tout ça en raison des compressions récurrentes de 120 millions de dollars que Québec a imposées à l'ensemble du réseau des CPE québécois.

L'ex-président du RESPEQ et directeur de la garderie, Simon Dufresne, affirme que les temps sont difficiles, et pense que le « gouvernement veut faire disparaître les CPE » :

Investir pour les enfants

Le gouvernement a pourtant annoncé une allocation transitoire de 60 millions de dollars afin d'aider les CPE à survivre aux compressions qu'il leur a imposées. Toutefois, les garderies doivent s'en servir pour améliorer leurs performances administratives. Cette allocation peut aussi servir à payer des indemnités de départ ou des frais juridiques.

Les centres de la petite enfance estiment que cet argent devrait plutôt servir à améliorer les services aux enfants. Simon Dufresne explique que sa garderie a dû faire des compressions de plus de 25 000 $ cette année, et que 33 000 $ additionnels devront être retranchés de son budget en 2016-2017.

Selon Simon Dufresne, la majorité des garderies de l'Est du Québec se trouvent dans une situation précaire. Il croit que le gouvernement met tout en place pour favoriser les garderies privées et que « l'idéologie du gouvernement en place, c'est qu'il ne veut pas des CPE ».

Avec les informations de Paul Huot

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