Le maire de Baie-Trinité, reconnu coupable d'agression sexuelle, a démissionné mardi. Denis Lejeune aurait pu être destitué au cours des prochaines semaines, s'il n'avait pas choisi de quitter le conseil municipal.

Un texte de Marlène Joseph-Blais

Il a écrit une lettre de démission qui a été lue par un élu lors d'une séance du conseil municipal de Baie-Trinité tenue mardi soir.

Denis Lejeune avait jusqu'au début du mois d'août pour demander à la Cour suprême de se pencher sur le refus de la Cour d'appel d'entendre sa cause.

Comme il ne l'a pas fait, la Commission municipale du Québec devait amorcer la démarche de destitution du maire sous peu.

Sa victime, Caroline Lamarre, n'a jamais pu retrouver son poste de secrétaire à la municipalité. Le mois dernier, elle a accepté de renoncer à son emploi en échange d'un dédommagement.

Arrêté en 2013

Denis Lejeune a été arrêté et accusé en juillet 2013, au moment où il terminait son premier mandat à la mairie de Baie-Trinité. Il a été réélu quelques mois plus tard.

C'est en juillet 2015 qu'il a été reconnu coupable d'une des deux accusations d'agression sexuelle qui pesaient contre lui. Le juge lui a imposé une période de probation de deux ans et 120 heures de travaux communautaires.

Denis Lejeune a pu rester en poste. Il aurait été déclaré inhabile à siéger au conseil municipal si le juge lui avait imposé une peine d'au moins 30 jours de prison.

Loi changée

Les règles ont changé depuis l'adoption du projet de loi 83 par le gouvernement du Québec, à l'été 2016.

Un maire reconnu coupable d'une infraction criminelle peut maintenant être destitué, même s'il n'est pas envoyé en prison.

Denis Lejeune était demeuré maire malgré cette nouvelle réglementation, parce qu'il avait fait appel du verdict de culpabilité rendu en 2015.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine