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Le maire de Baie-Trinité toujours en poste : une situation révoltante, selon le Conseil du statut de la femme

La présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne, trouve révoltant que le maire de Baie-Trinité, Denis Lejeune, puisse poursuivre son mandat après avoir été reconnu coupable d'agression sexuelle.

« À mon avis, il n'a plus aucune crédibilité pour exercer un pouvoir moral », a-t-elle déclaré mardi en entrevue à l'émission Gravel le matin.

Après avoir été reconnu coupable d'agression sexuelle en juillet 2015, Denis Lejeune a été condamné à deux ans de probation. Il peut conserver ses fonctions parce qu'il n'a pas été déclaré inhabile à siéger.

« Le fait qu'il n'a pas été condamné à 30 jours ou plus de prison lui permet tout à fait de garder son poste », rappelle Julie Miville-Dechêne.

Selon elle, cette situation révèle le « deux poids, deux mesures » de la Loi sur les élections et les référendums.

« [Lorsque] quelqu'un forge une signature et fait une fraude, c'est clair qu'il y a un problème de siéger comme maire, mais quelqu'un qui touche une femme [...] a droit à une sentence suspendue. Dans quelle société vivons-nous? », s'interroge-t-elle.

La présidente du Conseil du statut de la femme lance un appel au ministère des Affaires municipales. « Si le gouvernement a été capable de passer des lois quand des maires sont accusés de fraude, je ne vois pas pourquoi, dans le cas d'agressions sexuelles, ce [ne] serait pas important », fait-elle valoir. 

Julie Miville-Dechêne croit aussi que Denis Lejeune « devrait avoir la conscience nécessaire pour démissionner ».

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