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Le marché mondial de l'aluminium demeurera sous pression

L'avenir est ponctué d'incertitude pour les alumineries québécoises, dont Alouette à Sept-Îles et Alcoa à Baie-Comeau. Une étude de préfaisabilité sera bientôt complétée en vue d'une expansion de l'aluminerie Alouette mais, au même moment, la diminution des commandes fait craindre des pertes d'emplois à la fonderie d'Alcoa, à Baie-Comeau.

Un texte de Louis Garneau

Le président de l'Association de l'aluminium du Canada, Jean Simard, avoue ne pas commenter les dossiers de ses membres.

Il dresse cependant un portrait réaliste de l'avenir qui attend l'industrie au plan mondial.

La demande pour l'aluminium va se maintenir, parce qu'il s'agit d'un métal qui allège le poids des véhicules de transport et réduit leur consommation de carburant.

Mais le prix subit des pressions diverses, en raison notamment de l'incertitude politique récente et de l'abondance du métal transformé, selon Jean Simard.

La fourchette de prix, l'espace dans lequel tous les forecasts, toutes les prévisions encore pour les 3 prochaines années se situent, c'est entre 1450 et 1600 dollars (US) la tonne. Ce qui est extrêmement bas, c'est comme si on n'avait pas bougé depuis 10 ans.

Jean Simard, président, Association de l'aluminium du Canada

Le prix de l'aluminium demeure sous pression parce que les avancées de l'automatisation réduisent les coûts de production.

Il faudra s'adapter collectivement, précise Jean Simard. « Il y a des endroits où est-ce qu'il y a des subventions, mais il y a des endroits où est-ce qu'ils utilisent des technologies qui sont extrêmement performantes. »

Il faut envisager l'avenir, pas en regardant dans le rétroviseur sur la façon dont on a toujours fait les choses. Faut se dire, il faut se demander comment il va falloir faire dans 10 ans, dans 15 ans, si l'on veut être encore là.

Jean Simard

Il constate que les tarifs renégociés avec Hydro-Québec ne suffiront pas à maintenir la compétitivité des alumineries installées au Québec.

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