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Le milieu forestier défend l'accord sur le libre-échange du bois d'oeuvre

Les industries forestières et les élus municipaux entendent parler d'une seule voix pour éviter des recours juridiques du gouvernement américain à propos du bois d'oeuvre. L'accord de libre-échange arrive à échéance mercredi, mais déjà les industriels comme les élus municipaux se préparent à défendre la réorganisation du régime forestier, survenue l'an dernier.

Un texte d'Alix-Anne Turcotti

Si aucun accord n'est conclu et que le conflit se règle devant les tribunaux, les entreprises québécoises devront payer des tarifs à l'exportation allant jusqu'à 25 % sur le bois qu'elles exportent.

Le gouvernement du Québec et l'industrie forestière estiment qu'il faut reconduire tel quel l'accord de libre-échange canado-américain sur le bois d'œuvre. Selon eux, la province respecte le jeu à la lettre.

Sur la Côte-Nord, les scieries de Boisaco et d'Arbec écoulent leurs copeaux à l'usine de Baie-Comeau. Ce travail en complémentarité serait menacé par des recours juridiques américains, selon l'industrie forestière.

Le maire de Baie-Comeau, Claude Martel refuse d'envisager un tel bouleversement de production chez Produits forestiers Résolu.

Le porte-parole de la compagnie Produits forestiers Résolu, Karl Blackburn s'inquiète de l'impact pour les emplois dans les centres de production en région. 

« En bout de piste, les conséquences ne se feront pas sentir dans les grands centres, si jamais il y avait moins d'accès au marché. Les conséquences malheureusement, auraient des répercussions dans les régions du Québec, là où est produit le bois d'œuvre », explique-t-il. 

Au Bas-Saint-Laurent, Cedrico maintient 600 emplois en forêt publique et privée, en exportant 60% de sa matière première.

Le président, Denis Bérubé, ne croit pas que l'échec d'un accord sur le bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis ait un impact catastrophique pour son entreprise. 

« On va sûrement avoir une taxe, on va sûrement nous demander de réduire nos exportations aux États-Unis. Comment tout ça va s'orienter ? Écoutez, on va prendre ça une journée à la fois », ajoute Denis Bérubé. 

De son côté, le maire de Baie-Comeau, Claude Martel va demeurer attentif devant cette situation.

Les Américains pourraient déclencher leur contestation au cours de l'hiver, après les élections présidentielles. 

Avec les informations de Louis Garneau

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