Le Parc national de la Gaspésie célèbre ses 80 ans. Créé en 1937, c'est à la fois un lieu de conservation et un important moteur économique pour la région.

Un texte de Geneviève Génier Carrier

Le Parc national de la Gaspésie a été fondé le 14 avril 1937 afin de protéger le caribou montagnard et son habitat, le mont Albert et les monts McGerrigle, ainsi que le saumon de la rivière Sainte-Anne.

Il faudra attendre 13 ans, soit en 1950, pour que le Parc et le Gîte du Mont-Albert soient inaugurés, en raison de la guerre. Et ce n'est qu'en 1977 que l'exploitation forestière et minière cessera avec l'adoption de la Loi québécoise sur les parcs.

Biodiversité

Situé au cœur des Chic-Chocs, le Parc couvre 802 km2, du mont Jacques-Cartier au mont Logan, en passant par le lac Cascapédia. Il possède divers écosystèmes et une biodiversité inégalée.

En plus du caribou, il n'est pas rare d'y rencontrer un orignal ou un cerf de virginie. On y retrouve aussi de nombreuses espèces d'oiseaux, de petits mammifères et de plantes, dont certaines sont uniques.

Les changements climatiques pourraient avoir des impacts sur la biodiversité et les écosystèmes du Parc.

Industrie touristique

Au fil des ans, le Parc national de la Gaspésie est devenu une destination prisée par les randonneurs, les amateurs de glisse et les amoureux de la faune et de la flore.

Le Parc connaît une augmentation d’achalandage depuis quatre ans. Il attire de plus en plus de touristes étrangers et voit la saison s’allonger.

Pascal Lévesque évalue les retombées économiques à 14 millions de dollars par année pour la région. « On parle en moyenne de 66 $ par jour-visite qui sont dépensés dans la région par les visiteurs. On reçoit de 180 000 à 200 000 jours-visites par année », explique-t-il.

Le développement de nouvelles infrastructures, la multiplication des activités et un engouement renouvelé pour le camping n’y sont pas étrangers.

Protection du caribou

La survie du caribou montagnard demeure préoccupante. Malgré les mesures de conservation mise en place au fil des ans, les plus récents inventaires montrent une diminution du cheptel.

C’est l’habitat du caribou qui est en cause, ainsi que l'activité humaine et la prédation. Le Parc projette entre autres la fermeture d’anciens chemins forestiers afin de limiter le déplacement des prédateurs.

« On travaille avec nos différents partenaires, entre autres avec le ministère de la Faune et les chercheurs de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), pour trouver les meilleures solutions possible pour assurer la pérennité de l’espèce », explique Pascal Lévesque.

Célébration du 80e anniversaire

Une série d’activités auront lieu cet été et l’hiver prochain afin de souligner le 80e anniversaire du Parc national de la Gaspésie.

La programmation sera dévoilée en mai, lors du lancement de la saison touristique de Tourisme Gaspésie, au Gîte du Mont-Albert.

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