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Le parc national de la Gaspésie : une salle de cours en biogéographie

Encore une fois cette année, un groupe d'universitaires s'est penché sur la faune et la flore du parc de la Gaspésie. Depuis sept ans, des étudiants en biologie et en géographie de différentes universités du Québec s'installent dans la région pour un cours d'été.

Basés dans le parc de la Gaspésie, 5 professeurs ont guidé cette année l'exploration de 26 étudiants.

Enseignant et chercheur en biologie et en écologie végétale à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), Luc Sirois, explique que l'ensemble des territoires alpins, montagnards et côtiers de la Gaspésie est étudié. « On examine la répartition des animaux, des plantes, le long des gradients environnementaux constitués par la côte jusqu'à l'intérieur des terres et puis des basses altitudes jusqu'à la toundra alpine dans le parc de la Gaspésie », explique l'universitaire.

Les étudiants et chercheurs ont notamment observé la prédation, l'érosion côtière, les fossiles, le phénomène des avalanches ou la formation des berges et l'inondation des rivières.

Selon Luc Sirois, la flore gaspésienne est tout à fait unique et se distingue au niveau mondial pour la rareté de ses éléments botaniques. « Il y a, précise M. Sirois, plusieurs éléments qu'on ne trouve que dans un tout petit territoire et il y a même des espèces qu'on dit endémiques, c'est-à-dire qui ont vraisemblablement évolué sur place et qu'on ne trouve qu'à un seul endroit au monde, soit en Gaspésie. »

Ainsi le mariage entre biologie et géographie permet d'avoir une meilleure perspective sur la faune et la flore régionales, qui méritent souvent de multiples éclairages pour en percer tous les mystères.

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