Au lendemain de la démission surprise du chef du Parti Québécois, Pierre Karl Péladeau, et à deux ans des élections provinciales, les militants du Parti québécois devront faire des choix importants pour assurer l'avenir de leur formation. Alors que les membres du caucus doivent nommer vendredi un chef par intérim, les paris sont ouverts à propos du futur chef du PQ.

Un texte de Julie Tremblay

Véronique Hivon, Jean-Martin Aussant, Alexandre Cloutier, Bernard Drainville, Jean-François Lisée... les rumeurs concernant d'éventuels successeurs de Pierre Karl Péladeau vont déjà bon train. Ajoutons à la liste des candidats potentiels le nom du député de Matane, Pascal Bérubé, qui, avant de soutenir PKP en 2014, avait envisagé de se lancer dans la course à la direction de son parti.

Questionné à ce sujet, Pascal Bérubé assure qu'il est trop tôt pour parler d'une candidature éventuelle. « J'ai davantage d'ambitions pour le Québec que pour moi-même. C'est pas de mon avenir dont il est question pour l'instant, mais de l'avenir de ma formation politique. » Si la démission de PKP est un coup dur pour son parti, il assure qu'elle ne sonnera pas le glas du PQ.

2 ans pour se remettre sur les rails

Selon le professeur de sciences politiques au Cégep de Baie-Comeau Marcel Marsolais, le PQ est « à la croisée des chemins ». Il croit que le parti a le temps de se remettre de cette nouvelle crise avant les prochaines élections, mais il ajoute que les membres du PQ ne devront pas seulement se choisir un chef, mais aussi une stratégie.

Pour sa part, le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, affirme qu'il est trop tôt pour appuyer l'un ou l'autre des candidats potentiels. Il considère qu'il pourrait y avoir des candidatures surprenantes qui méritent d'être examinées. Selon lui, le nouveau chef du Parti québécois devra mettre de côté la partisanerie, et se mettre véritablement au service des citoyens.

De son côté, l'ex-député péquiste des Îles-de-la-Madeleine Maxime Arsenault croit que les candidats qui ont été battus lors de la dernière course à la direction ne devraient pas se présenter. Il considère Jean-Martin Aussant, « l'héritier de Parizeau », comme l'un des favoris.

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