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Le PDG d'Hydro-Québec offre ses excuses aux Madelinots

Interrogé mardi matin par le député des Îles-de-la-Madeleine, Germain Chevarie, en commission parlementaire, le PDG d'Hydro-Québec, Éric Martel, s'est excusé auprès des Madelinots pour le déversement de 100 000 litres de diesel survenu au port de Cap-aux-Meules, en septembre 2014.

Le PDG a donné plus de détails sur l'incident en indiquant qu'une roche appuyée sur l'oléoduc, propriété de la Société d'état, aurait probablement contribué au déversement.

Éric Martel n'a pas non plus contredit les passages du rapport d'enquête du ministère de l'Environnement qui souligne que l'oléoduc était ravagé par la corrosion lors du déversement. « C'est normal qu'un tuyau installé depuis 1978 soit corrodé », a-t-il commenté.

Le PDG a aussi précisé que 70 % du diesel avait été jusqu'à maintenant récupéré et que les travaux, selon l'échéancier, seront vraisemblablement terminés en 2017. Toutefois, avant de quitter le port, la société d'État devra recevoir l'aval du ministère de l'Environnement.

Éric Martel a aussi précisé que la portion de l'oléoduc qui était enfouie a été reconstruite hors du sol ce qui permettra de repérer rapidement d'éventuelles anomalies.

En mode solution

Par ailleurs, Éric Martel a admis que le projet éolien prévu entre Pointe-aux-Loups et Grosse-Île avait du plomb dans l'aile.

Hydro-Québec a lancé en octobre 2015 un appel d'offres pour l'implantation d'un parc éolien de six mégawatts(MW) qui serait couplé à la centrale thermique des Îles. Toutefois le ministère de l'Environnement a fait savoir que le site choisi ne pouvait pas être utilisé en raison de la présence d'une espèce florale menacée de disparition, le corème de Conrad.

De plus, une pétition réclamant un débat sur le projet a été déposée au conseil municipal des Îles-de-la-Madeleine. 

Compte tenu des problèmes soulevés par l'implantation de l'éolien, Hydro-Québec envisage aussi de relancer l'idée du câble sous-marin qui pourrait relier les l'archipel au réseau hydroélectrique. Des études ont été effectuées en 2011, mais depuis, selon le PDG d'Hydro-Québec, les prix ont beaucoup diminué.

« Toutes les solutions sont sur la table, nous sommes en train de regarder les modes, le GNL est une option aussi », ajoute le PDG d'Hydro-Québec.

Les besoins totaux des Îles sont d'environ 60 MW.

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