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Le PDG d'Hydro-Québec s'excuse auprès de Madelinots

Le président-directeur général d'Hydro-Québec, Éric Martel, prend l'entière responsabilité de la Société d'État pour le déversement de cent mille litres de pétrole au port de Cap-aux-Meules en 2014.

Un texte de Jean-François Deschênes

Un rapport faisait état des problèmes de corrosions avant que le problème ne survienne. La dernière étape de la décontamination, qui doit durer un an demi, a débuté récemment.

M. Martel s'est excusé au nom de la société d'État. « C'était un incident extrêmement malheureux je me suis excusé au nom d'Hydro-Québec auprès des gens des Îles. »

Les travaux de nettoyage devraient être terminés d'ici un an et demi.

Avenir de la centrale Thermique

Par ailleurs, après discussions avec le maire des Îles, Monsieur Martel a convenu de travailler en partenariat avec les Madelinots, pour trouver la meilleure solution pour l'avenir de la centrale thermique.

Les Madelinots craignent que la conversion de la centrale en un procédé plus écologique que le mazout fasse perdre une grande part des 90 emplois.

« C'est sûr que les employés d'HQ ont toujours l'opportunité d'aller travailler ailleurs au Québec, mais nous on est intéressé à maintenir un pôle ici, un bassin important d'employés c'est quelque chose qu'on va réfléchir dans notre solution on va promouvoir ça. »

Enfin Monsieur Martel s'est engagé à verser une compensation pour réaménager le port abîmé par le déversement.

La solution sera adoptée en collaboration avec les Madelinots.

Nombreux sont ceux qui s'inquiètent de l'avenir de la centrale thermique de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine.

Ils acceptent mal l'idée de convertir l'infrastructure qui fournit l'électricité aux Madelinots et qui est un employeur important.

La société d'État a déjà évoqué l'idée de relier les îles au réseau hydroélectrique avec un câble sous-marin ou encore de convertir la centrale au gaz naturel liquéfié. Ces options prolongeraient la durée de vie de la centrale et réduiraient aussi son empreinte écologique.

Le Plan stratégique 2016-2020 de la société d'État prévoit des appels d'offres dans trois ans, sans toutefois préciser ses choix.

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