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Le portrait de la santé est sombre en Gaspésie, selon des professionnels

Des médecins, infirmières, et techniciens de la santé de la Gaspésie demandent à Québec de mettre fin aux coupes et de réinvestir massivement dans le réseau de la santé.

Lors d'un point de presse à Carleton-sur-Mer, en compagnie du député de Bonaventure Sylvain Roy, les professionnels ont affirmé que les effets négatifs sur les patients sont bien réels.

Le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l'Est du Québec (SIIIEQ) entend interpeller la protectrice du citoyen et la vérificatrice générale.

Dans leur « dossier noir de l'état de santé du CISSS Gaspésie », les professionnels citent les urgences qui débordent, les délais dans les relevés de prescription et dans l'administration de la médication.

Ils mentionnent également la diminution des services de soins à domicile et, donc, du nombre de bains pour les patients.

Ils rapportent que des patients en soins palliatifs peuvent passer plus de 72 heures à l'urgence, faute de lits.

Les opérations chirurgicales sont souvent retardées, par manque de lits.

Selon eux, les médecins et infirmières manquent de temps pour communiquer l'ensemble des informations des dossiers de patients, ce qui touche nécessairement la prestation de services.

Le personnel vit du stress constamment à cause de la surcharge de travail et des heures supplémentaires obligatoires, ce qui fait augmenter les demandes de prestations d'assurance-salaire.

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