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Le préfet de la MRC de la Matanie, André Morin, quitte la politique

Le préfet de la MRC de la Matanie depuis deux ans et maire de Grosses-Roches depuis quatre ans, André Morin, quitte la politique. À 74 ans, et à la lumière de son dernier examen médical, il a choisi de prendre soin de sa santé et de sa vie familiale.

Un texte de Brigitte Dubé

« Le temps file et les dossiers nous envahissent, confie-t-il. À partir du moment où ils deviennent notre occupation principale, on ne voit plus le reste. »

Vice-président de la Centrale des syndicats du Québec à compter de 1968, M. Morin a œuvré dans les domaines syndical et politique pendant 50 ans. Indépendantiste de longue date, il est aussi président de la Société nationale de l’Est du Québec pour Matane.

En tant que préfet et maire, la principale préoccupation d’André Morin a été de lutter contre les effets de la dévitalisation. Selon lui, les municipalités doivent se regrouper pour survivre. Elles doivent innover pour assurer leur avenir économique et attirer de nouvelles familles.

Elles doivent agir rapidement. « Pour changer la donne, soulève-t-il, il faut poser des gestes assez radicaux et il va falloir qu’on les regarde en face ces gestes-là! »

« On ne peut pas lutter contre les grands centres, ajoute André Morin. Il faut être capable de développer des compétences, des niches de production différentes et qui attirent les jeunes et qui nous donnent une capacité d’avoir une diversité économique. »

Le préfet rappelle que le débat a débuté en 2008. « Il y a eu des sondages qui nous disent que le statu quo n’est pas un choix. Il faut que les politiques en débattent et nous disent c’est quoi notre choix! », presse-t-il.

André Morin a toujours plaidé pour le regroupement de services et même de municipalités. « On a réussi à regrouper des services de loisirs et de gestion des eaux usées par exemple. On a pu diminuer nos coûts et améliorer notre efficacité. »

André Morin compte poursuivre son engagement pour divers dossiers, mais à titre personnel avec, dit-il, la liberté de parole du simple citoyen.

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