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Le public se prononce sur la légalisation du cannabis

Un double consensus se dégage au premier jour des consultations publiques tenues par le gouvernement du Québec à Rimouski sur l'encadrement de la légalisation du cannabis par le gouvernement fédéral.

Les intervenants des divers organismes se sont entendus pour dire qu'il ne fallait pas banaliser la légalisation du cannabis et que Québec devait lancer une campagne d'information sur les risques liés à la consommation de marijuana.

Plusieurs ont insisté sur le fait qu’il était important de ne pas faire de campagne de peur, mais qu’il fallait plutôt opter pour la sensibilisation.

Les intervenants qui ont pris la parole étaient d’ailleurs tous préoccupés par la consommation de cannabis chez les jeunes, qui sont plus vulnérables à ses effets négatifs.

La plupart d’entre eux étaient d’avis que l’âge légal de consommation devait être de 18 ans.

La part des villes

De nombreuses questions restent en suspens pour ce qui est des recours et des responsabilités des villes, selon le maire de Rimouski, Marc Parent. Il fait notamment allusion à la question de la sécurité publique et du zonage pour la vente et la production industrielle de cannabis.

Il demande à Québec de donner une partie des taxes recueillies aux villes pour qu’elles puissent assurer les frais reliés à la sécurité.

Logique de commercialisation

La Direction de la santé publique de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine voit la légalisation du cannabis comme une occasion pour réduire la consommation de cette substance au sein de la population.

La commercialisation du produit serait en contradiction avec cet objectif, estime-t-elle.

L’organisation demande à ce que la vente de la marijuana échappe à la logique commerciale et qu’elle soit confiée à des instances qui n’ont pas intérêt à voir augmenter la consommation, comme des organisations à but non lucratif.

Un premier pas vers l’encadrement

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, s’est dite satisfaite de cette première consultation, malgré la présence d’à peine plus d’une vingtaine de citoyens lors de la séance ouverte au public.

Elle précise que 4000 personnes ont déjà répondu au questionnaire en ligne sur l’encadrement du cannabis depuis lundi.

Quant au contenu des discussions, la ministre s’est dite surprise par la place importante qu’a occupée la question de la prévention dans le discours des participants. Elle était également étonnée par le consensus pour faire de 18 ans l’âge légal de consommation.

Le gouvernement poursuivra la consultation dans six autres régions de la province.

Selon la ministre, Québec vise la mise en place d’une législation au plus tard le 1er juillet 2018, date à laquelle le gouvernement fédéral veut légaliser la consommation de marijuana.

Le gouvernement du Québec sera d’ici là en discussion avec les autres provinces canadiennes pour assurer une certaine cohérence des réglementations. Mme Charlebois précise cependant qu’elles ne seront pas similaires en tous points, comme c’est le cas pour l’alcool.

Suivez notre journaliste Édith Drouin, qui couvre en direct la consultation.

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