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Le regard d'une aînée d'Anticosti sur son île

Anne-Marie Dresdell a passé les trois quarts de sa vie sur l'île d'Anticosti. À 72 ans, elle est propriétaire d'un gîte et n'a pas l'intention de prendre sa retraite. Comme plusieurs anticostiens, elle se questionne sur l'avenir de son île natale.

Un texte d'Alix-Anne Turcotti

La septuagénaire explique assister impuissante au départ des plus jeunes. Elle voit la population de Port-Menier se déchirer sur la question des hydrocarbures.

Elle déplore que les jeunes qui partent faire leurs études à l'extérieur de l'Île ne reviennent pas pour y travailler.

« Que ce soit le pétrole ou d'autres choses, mais ça prend quelque chose, je me souviens j'avais 14 ans ça venait déjà voir pour le pétrole. Je suis à 72 et ce n'est pas fait encore », déclare-t-elle. 

Sa jeunesse

Un peu moins de 200 habitants vivent à l'année sur l'île d'Anticosti, dans la municipalité de Port-Menier. C'est deux fois moins que dans les années 40, se souvient Anne-Marie. 

À l'époque, les Soeurs de la Charité enseignaient à l'école du village. Issue d'une famille nombreuse Mme Dresdell se rappelle qu'elle avait pris des cours par correspondance pour terminer ses études.

Elle se rappelle que la vie insulaire n'a jamais été un défi pour elle et sa famille, mais simplement une façon de vivre.

« Je sais que mon père, il élevait des cochons, il élevait des poules, avec le chevreuil. Il y avait une épicerie qui marchait aussi, il était pas mal autodidacte.

Anne-Marie Dresdell n'a pas l'intention de quitter l'île d'Anticosti qu'elle aime profondément. Elle veut croire qu'un jour les familles seront nombreuses à venir s'installer sur son île.

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