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Le titre d’Orbite Technologies sera radié de la Bourse de Toronto

Il n'y aura plus de transactions sur le titre d'Orbite Technologies à la Bourse de Toronto à partir du 16 mai 2017. La Bourse estime que l'entreprise ne répond plus aux exigences de son maintien en bourse.

Un texte de Joane BérubéLes transactions sur le titre d’Orbite technologies ont été suspendues le 3 avril dernier lorsque l’entreprise a annoncé s'être mise sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. La valeur du titre d’Orbite était alors de 23 ¢. La valeur du titre a déjà grimpé jusqu'à 5,45 $ en décembre 2011.

Selon Alain Veillette, conseiller en placements pour Valeurs mobilières Desjardins, il s’agit d’une procédure courante lorsqu’une entreprise a recours à un syndic de faillite. Une entreprise cotée en bourse, explique M. Veillette se doit d’être transparente. « L’information doit être connue du public au même moment pour tout le monde », relève le conseiller financier.

Puisque le syndic, qui gère le dossier, n’a pas à rendre des comptes à la bourse de Toronto comme le doivent les administrateurs de la compagnie, Orbite ne répond plus aux critères exigés par les transactions boursières. « Une compagnie qui soit se protéger de ses créanciers ce n’est pas une compagnie qui représente une valeur attractive à l’heure actuelle », commente par ailleurs M. Veillette.

L’entreprise indique qu’elle est actuellement en discussion avec ses créanciers et partenaires financiers afin de répondre à nouveau aux exigences de son maintien en Bourse. Orbite ne garantit aucunement l’issue de ces pourparlers. Au contraire.

L’entreprise, qui n'a plus de liquidités, estime qu’il lui faudrait huit millions de dollars et huit mois supplémentaires pour parvenir à produire commercialement de l’alumine de haute pureté à son usine de Cap-Chat. Au cours des deux dernières années, l'entreprise a accumulé plusieurs retards quant à son objectif d'entrer en phase de production commerciale d'alumine.

L’entreprise traîne une dette de 43 millions de dollars et une liste de 300 créanciers, dont plusieurs petites entreprises gaspésiennes.

La Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie s’inquiète d’ailleurs des impacts qu’aura la fermeture complète de l’usine de haute technologie sur l’économie et la démographie de la région. L'usine de Cap-Chat comptait une cinquantaine d'employés.

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