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Le ton monte entre Pétrolia et le gouvernement Couillard

La compagnie Pétrolia est exaspérée devant la lenteur du gouvernement Couillard à confirmer ses intentions concernant le projet d'exploitation pétrolière sur l'île d'Anticosti. Le grand patron de l'entreprise, Alexandre Gagnon, annonce qu'il quitte son poste de porte-parole de la société en commandite Hydrocarbures Anticosti.

Un texte de Julie Tremblay

En conférence de presse, Alexandre Gagnon a affirmé qu'il n'en peut plus du discours négatif du gouvernement Couillard relativement au projet Anticosti. Selon lui, l'attitude de Québec retarde le projet et fait fuir les investisseurs. Il souhaite que le gouvernement fasse ses devoirs et rappelle le décret signé en 2014, qui stipule que Québec doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour favoriser la réussite du projet dont il est partenaire.

En décembre, à la conférence sur les changements climatiques à Paris, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s'était vigoureusement dissocié du projet de Pétrolia en Minganie.

Il avait alors rappelé que le projet avait été lancé par le précédent gouvernement péquiste de Pauline Marois.

« De bonnes nouvelles bientôt », selon le ministre Arcand

Questionné sur les relations entre le gouvernement et Pétrolia à la sortie du conseil des ministres vendredi matin, le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a affirmé qu'il y aurait de « bonnes nouvelles bientôt ». Il a ajouté que Québec a respecté ses responsabilités envers Pétrolia jusqu'à maintenant.

La ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade, a pour sa part déclaré que son gouvernement n'avait d'autre choix que d'accepter la démission d'Alexandre Gagnon, et qu'un nouveau porte-parole d'Hydrocarbures Anticosti serait nommé au prochain conseil d'administration.

Le président-directeur général de Pétrolia affirme qu'il songe toujours à poursuivre le gouvernement du Québec afin qu'il respecte le contrat signé pour l'exploration des hydrocarbures sur l'île d'Anticosti, mais que son entreprise n'est pas encore rendue là.

Des forages cet été?

La société Pétrolia est toujours en attente d'un certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement pour réaliser trois forages cet été.

La compagnie a même reporté à l'été 2017 les tests de production avec fracturation hydraulique qui étaient prévus cet automne.

La firme française Maurel & Prom, qui détient 21,67 % de la société en commandite Hydrocarbures Anticosti, a mandaté un lobbyiste afin de connaître les intentions de Québec dans le dossier d'Anticosti.

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