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Le tour de la Gaspésie à pied en opposition aux hydrocarbures

Un pèlerinage de 42 jours autour de la Gaspésie pour manifester contre le transport et l'exploitation des hydrocarbures : telle est la mission que se sont donnée plusieurs dizaines de marcheurs d'un peu partout au Québec et au Canada. 

Un texte de Laurence Gallant

Une cinquantaine de marcheurs se sont rassemblés à Amqui dimanche pour donner le coup d'envoi de la Marche des peuples pour la Terre Mère en Gaspésie.

Parmi les participants, près d'une trentaine se sont engagés à faire le grand tour de la péninsule gaspésienne, dans le but de manifester leur inquiétude face aux projets pétroliers et gaziers qui sont en développement en Gaspésie.

Selon un des organisateurs de l'évènement, Nicholas Ouellet, l'exploitation et le transport des hydrocarbures risquent d'avoir des répercussions sur l'environnement.

En Gaspésie, les projets sont nombreux : on peut penser à Chaleur terminals, Haldiman no 4 et Galt, le gisement Bourque à Murdochville, notamment.

« Si on fonce tête baissée dans l'exploitation des hydrocarbures, et qu'après ça, ça pollue nos cours d'eau, nos rivières à saumon, et s'il y a plus d'écosystèmes sains, on est pris avec une Gaspésie morte d'une certaine manière et on veut pas ça », affirme Nicholas Ouellet.

Une visite de Lac-Mégantic

Parmi les manifestants venus de partout, Gilles Fluet, un survivant de Lac-Mégantic a livré un témoignage avant le départ des marcheurs.

Connaissant les répercussions de la tragédie de Lac-Mégantic sur la population à court et à long terme, Gilles Fluet a voulu passer un message :

Après Amqui, les marcheurs passeront par la Baie-des-Chaleurs et Gaspé, pour revenir par le versant nord de la Gaspésie jusqu'à Rimouski.

Une marche semblable avait eu lieu en mai 2014, entre Cacouna et Kanesatake, à l'ouest de Montréal, pour manifester contre le projet Énergie Est.

D'après les informations d'Élise Thivierge.

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