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Le transport de pétrole par train suscite de l'inquiétude à Rimouski 

Une cinquantaine de citoyens se disant préoccupés par le transport de pétrole par train à travers la ville de Rimouski se sont manifestés lundi soir, au conseil municipal.

Le regroupement Prospérité sans pétrole, fortement représenté, a demandé la tenue d'une séance extraordinaire du conseil municipal sur le sujet à l'automne.

Le porte-parole du regroupement Prospérité sans pétrole, Benoit St-Hilaire, a fait état des préoccupations des Rimouskois qu'il a rencontrés.

M. St-Hilaire se dit satisfait de l'ouverture des élus municipaux jusqu'ici, mais il estime que la Ville doit aller plus loin. Selon lui, Rimouski n'a pas de garanties suffisantes de la part du transporteur quant à la sécurité publique. « On doit d'abord et avant tout s'assurer de la sécurité de la population avant d'aller plus loin, a-t-il affirmé. Si on n'a pas l'information, on ne sait pas comment réagir en cas de catastrophe. On n'a qu'à penser à Mégantic entre autres. »

M. St-Hilaire a précisé que la zone de 300 mètres de chaque côté de la voie ferrée compte plus de 100 bâtiments municipaux, dont des écoles primaires et secondaires.

Ces citoyens s'inquiètent en particulier du projet de l'entreprise Chaleurs Terminal, qui propose d'acheminer 240 wagons de pétrole par jour, de l'Alberta au port de Belledune en passant par plusieurs municipalités du Bas-Saint-Laurent.

Le promoteur a obtenu récemment le permis pour construire 12 réservoirs de pétrole dans le nord du Nouveau-Brunswick, après avoir reçu l'approbation environnementale de la province.

Le maire ouvert à la tenue d'une séance d'information

Le maire de Rimouski, Éric Forest, s'est dit ouvert à la tenue d'une séance de consultation, particulièrement pendant que les politiciens fédéraux sont en campagne.

Il a rappelé qu'à l'époque où il était président de l'Union des municipalités du Québec, il avait mis sur pied un comité sur la sécurité du transport ferroviaire.

Il veut cependant obtenir de l'information de l'information objective sur le projet.

Le coordonnateur du Réseau Vigilance Hydrocarbures Québec, Jacques Tétreault, estime quant à lui que les municipalités n'ont pas à se soumettre au provincial et au fédéral.

Jacques Tétreault a donné en exemple la MRC de D'Autray dans Lanaudière, où le conseil des maires a engagé une firme spécialisée indépendante à la demande des citoyens, pour enquêter sur une potentielle quantité de gaz de schistes contenue dans le sol.

Au Québec, le processus d'évaluation environnementale n'a pas été mené.

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